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Commerce et Grande Distribution
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mercredi 17 décembre 2014

Comment le Click&Collect peut pénaliser les sites e-marchands ?




On sait tous que l’avenir de la distribution passera nécessairement par le multicanal. L’offre Click & Collect s’impose alors comme un des moyens permettant aux distributeurs traditionnels de rattraper leur retard en matière de vente sur la Toile. Alors pourquoi un titre aussi catastrophique que celui rédigé volontairement ici ?

 

Click & Collect, une forme de distribution spécifique à Darty

 
CLICK&COLLECT
Click&Collect, l'arme absolue de Darty 
Vous comprenez par Click & Collect une nouvelle manière de consommer avec des achats faits sur la Toile et récupérés dans un point de vente physique. Sauf que le CLICK&COLLECT est avant tout une marque déposée depuis 2009. Par qui ? Darty bien évidemment. En lançant cette prestation de services, le distributeur a eu la judicieuse idée de déposer la marque officielle.

La jurisprudence en France est très claire sur le sujet. Si le nom d’une marque, tombée dans le langage courant, n’est pas assez défendu par la marque elle-même alors la marque perd son droit sur cette appellation. On sait d’ores et déjà, que ce terme, encore réservé à une minorité, devrait être décliné dans toutes les grandes campagnes publicitaires prochaines. Aussi ne serait-il pas étonnant de voir Darty se lancer avant tout le monde dans une telle promotion visant à rappeler que le CLICK&COLLECT est bien une invention made in Darty. 

lundi 15 décembre 2014

Kingfisher contre Adeo, un combat de titans en FranceL



On sait que le marché du bricolage, suivant celui de l’ameublement, souffre d’une crise qui se prolonge. Cela n’empêche pas les deux mastodontes en la matière de se livrer une guerre sans merci sur l’Hexagone. D’un côté, le groupe ADEO, émanation de l’association familiale Mulliez, qui regroupe notamment les enseignes Leroy Merlin, Bricoman, Weldom, Zôdio. 16 milliards d’euros de chiffre d’affaire au niveau mondial.
De l’autre, Kingfisher qui affiche un résultat annuel de 14 milliards d’euros. Avec ses enseignes Castorama et Brico Dépôt, Kingfisher entend bien accroitre son emprise grâce au rachat de Mr Bricolage.

Leroy Merlin
Leroy Merlin continue sa progression

Pour ADEO, le développement passe par la multiplication des points de vente. La locomotive du groupe, Leroy Merlin, avec 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, compte déjà 120 points de vente et plusieurs ouvertures sont prévues. Même son de cloche pour le spécialiste de l’accessoirisassions de la maison, Zôdio, dont le rythme d’ouvertures annuelles ne devrait pas fléchir (entre 3 et 5).

Alors quelle stratégie sera payante en 2015, alors que Kingfisher a publié des résultats pour son 3ème trimestre, tirés à la baisse par Castorama (-4.2 % à 585 millions de livres) et Brico Dépot (-0.9 % à 479 millions de livres). 

mercredi 10 décembre 2014

Parfumerie et Beauté, Amazon un sérieux concurrent ?




Le titre peut paraître provocateur et pourtant, le géant de l’e-commerce mondial entend bien s’imposer comme un acteur incontournable de la beauté. Ce secteur d’activité reste en pleine croissance sur la Toile avec près de 7 % de part de marché en valeur et près de 30 % des achats effectués sur la Toile en 2013 concernaient des produits de beauté. Depuis 2009, le géant américain possédait déjà sa boutique en ligne : Amazon Beauté. Dédié aux produits de grande consommation, le site s’appuie sur les connaissances et l’expertise d’Amazon pour concurrencer les enseignes plus traditionnelles. Mais c’est aussi en analysant le marché, que le commerçant du Web a compris que le haut de gamme, le luxe, n’était pas une niche mais bien un secteur porteur surtout en France. Depuis Septembre dernier, Beauté Prestige comble cette lacune en proposant des produits de luxe.

La stratégie est cohérente et l’ambition affichée : devenir leader de ce marché dans les prochains mois, vois les prochaines années…La concurrence va-t-elle s’organiser ? 

mardi 9 décembre 2014

Les centres commerciaux, des géants en quête d’identité






Nous nous faisions l’écho des fantasmes et des inquiétudes liées aux centres commerciaux il y a quelques jours, et en cette période propice au bilan de toute sorte, nous estimions intéressants de revenir sur ce phénomène.

Le centre commercial, un investissement rentable

 

Même si le débat fait rage en ce qui concerne le taux de vacances dans ces centres commerciaux (le taux de surfaces commerciales inoccupées), les géants de l’immobilier commercial se sont déchainés en cette année 2014. Les investissements dans le secteur devraient même marquer un nouveau record en 2014 avec une somme estimée à 5 milliards d’euros selon BNP Paribas et même 5.5 milliards d’euros selon The Retail Consulting Group (RCG). Dans ces sommes, relativisons car il faut y inclure les nombreux transferts de propriété d’un géant à l’autre mais aussi, il faut le souligner, de nouveaux projets titanesques.  
Pour comprendre cette frénésie, il suffit de prendre connaissance des propos de Maurice Bansay, président d’Apsys, promoteur de ces centres, qui estiment la rentabilité de ces centres à « 5.75 % à 6 % en centre-ville (…) et environ 7 % pour les parcs commerciaux »

Un développement encore possible


L’I.N.S.E.E. estime à 130 millions de m2 la surface commerciale en France, surface qui affiche une progression de l’ordre de 3.5 % par an depuis 15 ans (alors que la consommation peine à progresser de 2 % chaque année). On comprend donc les inquiétudes de certains, qui soulignent la désaffection de ces centres, qui commencent à s’amorcer.

Toujours chez Advancy, on estime même que dans les trois ans qui viennent, la « suroffre de magasins de l’ordre de 30 % » (Laurence-Anne Parent, directrice associée d’Advancy). La croissance ne sera donc pas infinie, car outre la multiplication des centres commerciaux, ces derniers doivent aussi faire face à un nouveau concurrent bien plus féroce et ambitieux : le e-commerce. De là à supposer, que ces nouveaux ex-temple de la consommation vont devoir se réinventer, il n’y qu’un pas…

lundi 8 décembre 2014

Bras de fer entre l’Etat et la Grande Distribution



En votant une hausse de la TASCOM de 50 %, l’Assemblée nationale a mis le feu aux poudres, semblant réveiller une guerre récurrente entre les géants de la Grande Distribution et l’Etat.

Une hausse de la TASCOM justifiée ou scandaleuse


Mardi 02 décembre, l’Assemblée National a donc adopté un texte autorisant la hausse de 50 % de la TASCOM (Taxe sur les surfaces commerciales). Cette taxe concerne les établissements de plus de 2.500 m2. (Principalement les hypermarchés). En ces temps où l’Etat cherche à récupérer de l’argent de tous les côtés, les 200 millions espérés de cette mesure ne sont pas à négliger.
Aujourd’hui, la TASCOM est de 34.12 €/m2 et par an et elle coûterait ainsi 100 millions d’euros à Leclerc (présent uniquement sur ce segment des très grandes surfaces commerciales) , 70 à Carrefour et 30 à Casino
Qui dit une entrée supplémentaire de 200 millions dit bien que ces acteurs vont devoir mettre la main au porte-monnaie et la Fédération du Commerce et de la Distribution (F.C.D.) s’est indignée de cette mesure.

Une augmentation pour compenser les bénéfices du C.I.C.E.



Il est reproché, depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, à la Grande Distribution d’être un des plus grands bénéficiaires du C.I.C.E (le second derrière la Poste), alors qu’elle n’est pas confrontée à la concurrence internationale. Cette hausse exceptionnelle serait donc une « compensation, que dénonce la F.C.D.
A termes, cette mesure pourrait selon la F.C.D. menacer 8.000 emplois et même 35.000 si on prend en compte toutes les mesures annoncées. La F.C.D. se plait alors à rappeler qu’une étude estime à 14.000 nouveaux emplois, la création nette d’emplois due au C.I.C.E.

Le bras de fer a commencé, et pour montrer sa détermination, la F.C.D. a déjà annoncé le gel de la mise en place d’un accord visant à l’instauration de contrat génération mais aussi la suppression de toutes les négociations sociales en cours, comme quoi l’année 2015 ne va pas démarrer sous les meilleures auspices. 

jeudi 4 décembre 2014

Bata, vers la fin d'un mythe

Certains symboles font mal au cœur lorsqu’ils s’effondrent. Nous nous souvenons tous de Bataville, à mi-chemin entre le site industriel et la véritable ville. Et pourtant aujourd’hui, le chausseur de toute une génération peine à rester optimiste et à voir l’avenir en rose. Avec 30 millions d’euros de pertes cumulées (sur 4 exercices), Bata France vient de se déclarer en cessation de paiement le 21 novembre 2014.
La filière hexagonale du chausseur canadien connait des difficultés depuis des années, avec une érosion de son chiffre d’affaires. Ainsi, si l’entreprise française enregistrait, en 2013, un chiffre d’affaires de 91 millions d’euros, elle connaissait dans le même temps des pertes chiffrées à ….9 millions.

On ne pouvait pas continuer ainsi, et si le groupe a déjà réduit la voilure depuis 2008, cet avenir incertain fait peser une lourde menace sur les 136 points de vente restants de l’enseigne et les quelques 800 collaborateurs de la compagnie. 

mercredi 3 décembre 2014

Comment dépenser moins à Noël ?

Le commerce traditionnel comme le e-commerce se prépare à vivre l’une des plus fortes périodes de l’année. Traditionnellement, les fêtes de fin d’année représentent un pic de consommation, même si la Toile a bouleversé la donne. Dans son article « Comment économiser plus de 500 euros à Noël ? «, Tiendeo dévoile ces nouvelles habitudes du consommer malin.   

Noel 2014
Les dépenses de Noel pour 2014




mardi 2 décembre 2014

CARREFOUR, autorisé à reprendre les 800 magasins DIA




Nous avions déjà souligné l’étrangeté de la situation. Après s’être débarrassé de sa branche discount Dia, Carrefour vient de recevoir le feu vert de l’Autorité de la Concurrence pour racheter les 800 magasins Dia de l’Hexagone, à condition toutefois de se séparer de 56 points de vente.

 
CARREFOUR ET DIA
Carrefour autorisé à retrouver DIA 

Un rachat devant booster la concurrence


Carrefour s’était porté très tôt candidat pour le rachat de Dia en France, même si on savait tous, que certaines zones risquaient alors d’être frappées par le risque de monopole. C’est ce que rappelle la haute autorité de la concurrence qui a enjoint à Carrefour, pour valider cette acquisition, de se séparer de 56 points de vente, dont 12 à Paris, ville où Carrefour détient déjà 30 % de part de marché.

Cette situation dans la capitale française a déjà été dénoncée par cette même autorité, mais les autres distributeurs se frottent déjà les mains en s’intéressant à ces points de vente qui devront être cédés par le leader de la distribution en France. 

lundi 1 décembre 2014

Comment le papier arrive à séduire les accros du multicanal ?

Les catalogues des anciens Vépécistes, comme la Redoute et les 3 Suisses, n’ont pas survécu à l’avènement du multicanal. Pourtant, cette disparition n’est pas l’épitaphe du papier bien au contraire, puisque les géants du commerce mondial se laissent à nouveau séduire par ce support traditionnel.

Amazon s’essaie au catalogue papier


Amazon, le leader de ce e-commerce, vient en effet de lancer son catalogue des jouets stars pour le prochain Noël. Après le drive et les commandes dématérialisées, les commerçants semblent prendre conscience de la force du catalogue, plus « vendeur » qu’un simple site Internet.

Même si le géant de la Toile se refuse à parler de catalogue ou même de prospectus, cette décision renvoie à l’emailing, qui semble marquer le pas. Des taux d’ouverture ridiculement bas alors que le papier serait plus efficace. Comme quoi le multicanal aussi peut permettre de sauver l’une des plus  célèbres inventions de l’humanité : l’écriture et le papier ? 

samedi 29 novembre 2014

L’équipement de la maison souffre en 2014





Avec l’approche des fêtes de fin d’année, les rapports sur l’année 2014 se multiplient et il est temps alors de s’attacher à comprendre les tendances de la consommation ces derniers mois. Pour le 3ème trimestre 2014, GfK vient de publier la dernière étude sur le marché des biens d’équipement de la maison. On soulignera que l’électroménager reste la seule famille à progresser.
Pour commencer, le marché des biens d’équipement de la maison recule de 2 % à 6.5 milliards d’euros pour ce 3ème trimestre 2014. Sur les 3 premiers trimestres de l’année, les résultats sont encore plus décevants puisque le marché se replier de 6 %. Seul le petit et gros électroménager résiste, tous les autres segments souffrent de la période.
 Avec +4.2 % sur le 3ème trimestre (et +2.9 % depuis le début de l’année), le petit électroménager reste le segment le plus en forme, tiré par les aspirateurs et les équipements de soins à la personne.

Petit électroménager
Le petit électroménager sauve un secteur durement frappé par la crise 

  L’électronique grand public stabilise ses ventes, principalement grâce aux télévisions et aux barres de son, qui boostent le secteur, alors que les télécommunications marquent le pas  (-0.7 % sur le 3ème trimestre mais -9.8 % depuis le début de l’année).
Avec une baisse de 9 % sur les 3 premiers trimestres, la micro-informatique freine sa chute sur le 3ème trimestre avec un -3.2 % seulement (on en est là dans le secteur, à se féliciter d’une baisse ralentie).  La bureautique, en général, reste sur la même tendance.  La photo reste le mouton noir du marché avec une chute vertigineuse de 18 % sur le 3ème trimestre, égale à ce que l’on constate depuis le début de l’année.

Le marché est donc dans une spirale descendante, alors après les acteurs du meuble, les spécialistes de ces biens de l’équipement ne vont-ils pas, à leur tour, se tourner vers le gouvernement ? 

vendredi 28 novembre 2014

Parts de marché en octobre 2014


Les derniers résultats des parts de marché dans la Grande distribution délivrés par Kantar Worldpanel confirment les tendances déjà enregistrées depuis plusieurs mois. Sur la 11ème période de l’année (du 06 octobre au 02 novembre), Intermarché progresse encore de 0.5 point pour atteindre 15.4 % de PDM et poursuit donc sur cette bonne tendance haussière depuis début aout.
 Lidl aussi semble reprendre un peu de terrain avec +0.3 point à 4.9 % de PDM. Pour le reste, les situations semblent stagner. Les importants investissements publicitaires de Leclerc ne permettent pas au distributeur d’accroitre son emprise, puisque le groupement reste stable à 19 % de PDM derrière  Carrefour lui aussi fidèle à ses 20.7 %.

 Question circuit, on notera la bonne performance des hypers, qui gagnent 0.6 point à 52.1 % de PDM. Le circuit Internet (essentiellement le drive) repart à la hausse avec un gain de 0.5 point à 4.7 % 

jeudi 27 novembre 2014

Guerre judiciaire en vue dans le monde de la parfumerie





Le 04 novembre dernier, les magasins de l’enseigne Equivalenza étaient perquisitionnés puis fermés avec une saisie des stocks de parfum. Depuis les magasins de l’enseigne de parfumerie low-cost ont rouvert peu à peu, mais les franchisés souffrent de l’interdiction qui leur est faite de vendre les …parfums de l’enseigne.
Nous l’avions déjà évoqué en début d’année mais le business model de cette enseigne repose essentiellement sur ces parfums, et si aujourd’hui les points de vente se contentent de vendre les bougies parfumées et autres senteurs pour la maison, il est évident qu’ils ne survivront pas longtemps.

Equivelenza
Une parfumerie en voie de disparition ? 

Cette révolution dans le domaine de la distribution (la perquisition et la fermeture d’une enseigne) résulte d’une plainte déposée par la Fédération française des entreprises de beauté (FEBEA).  Cette dernière reproche à Equivelenza de se baser sur des tables de concordance pour proposer ses propres parfums devant remplacer telle ou telle marque. Pour les acteurs historiques de la parfumerie, cela relève de la contrefaçon, puisque l’enseigne vendrait donc un parfum pour remplacer un autre de marque. De son côté, l’enseigne affirme ne jamais avoir utilisé de telles tables de concordance et s’avoue sereine pour la suite de l’enquête. En attendant, il n’est pas certain, que les clientes de l’enseigne reportent leur budget parfumerie dans des senteurs pour la maison…



mercredi 26 novembre 2014

Comment l’épargne logement peut sauver le marché du meuble ?




Je me suis déjà fait l’écho, à de nombreuses reprises, des difficultés rencontrées par les acteurs du marché du meuble en France. La crise dure et les acteurs s’essoufflent en cherchant les solutions les plus propices pour relancer la consommation. Ces mêmes acteurs viennent de proposer au gouvernement d’autoriser les épargnants à débloquer une partie de leur Plan Epargne logement (PEL) pour relancer la consommation. Cette mesure devrait permettre, selon eux, d’injecter un milliard d’euro dans le commerce de meubles, et en ces temps difficiles, cela ferait du bien aux enseignes concernées.

Une lente mais continuelle descente


Le recul du chiffre d’affaires de 2013 de 3 % fait suite à une baisse similaire en 2012 (-3 %) et annonce un résultat conforme pour 2014 (-3%). Autant dire, que la situation ne peut perdurer pour But, Ikea et consorts….La fédération française du négoce de l’ameublement et de l’équipement de la maison a donc relancé cette idée, déjà évoquée ces mois derniers, en soulignant l’importance d’une telle relance.
 
L'ameublement, un secteur en crise
Les acteurs du meuble demandent un coup de pouce

Une réserve logement à consacrer à l’ameublement


200 milliards d’euros, c’est le montant collecté par ces fameux P.E.L. et la fédération estime donc que 0.5 % de ce montant (soit plus d’un milliard d’euros) pourrait être réinjecté dans le circuit économique. Ce coup de pouce permettrait au secteur de sortir la tête de l’eau, si et seulement si les Français sont réellement prêts à sacrifier à leur épargne logement pour se meubler. L’optimisme des acteurs me semble légèrement démesuré.
Pour convaincre l’Etat, le marché du meuble a un argument choc. Cette relance de la consommation devrait permettre de sauver des emplois sans pour autant couter un seul centime à l’Etat. Alors, quelle suite va être donnée à cette proposition ?




mardi 25 novembre 2014

Le Brésil, nouvel Eldorado pour Danone




C’est un article du journal Le Monde daté du 19 novembre (Danone va puiser sa croissance au Brésil), qui nous a poussés à vouloir en savoir un peu plus. Bien sûr, que le Brésil comme toute l’Amérique latine reste une source de promesse pour les distributeurs comme pour les industriels, mais quand même l’économie nationale a souffert ces derniers mois après des années de croissance effrénée.

Danone
Danone veut croire dans l'Eldorado du Brésil


Oui, Danone enregistre une croissance de son chiffre d’affaires de l’ordre de 15 % chaque année, et 2014 ne devrait pas échapper à la règle. De 850 millions d’euros en 2013, petit à petit, la branche Brésil se rapproche du milliard. Mais la récession constatée cette année dans cet Eldorado américain ainsi que la Coupe du Monde (qui a bloqué l’économie un mois durant) auraient pu tempérer les espoirs de ces firmes occidentales. Mais non rien n’y fait, car plus que l’économie c’est la transformation du mode de vie qui intéresse les spécialistes de la distribution comme les industriels. Tous veulent profiter de la transformation de la société, qui se propagera, personne n’en doute à tout le continent. Les produits frais ont envahi les étals des supermarchés brésiliens, mais Danone espère secrètement que les habitants vont encore accroître leur consommation, et le groupe a de quoi se réjouir pour les années à venir. Le record français (25 kilos de yaourts consommés chaque année) est loin des 7.5 kilos des brésiliens, de quoi mettre ces multinationales en appétit. 

lundi 24 novembre 2014

La guerre des prix, une simple histoire de com’


Elle dure depuis des années maintenant, et l’armistice ne devrait pas être signé pour l’année 2015 à venir, bien au contraire. La guerre des prix entre les géants de la Grande Distribution fait des ravages dans le commerce et les comparaisons de prix représentent depuis des mois maintenant l’argument préféré des grandes enseignes. Casino, Carrefour, Intermarché et Système U n’hésitent pas à venir concurrence Leclerc, qui fut pionnier en la matière avec son Qui est le moins cher ?. A croire ces distributeurs, chacun est le moins cher mais le consommateur n’est pas dupe et il fallait que les enseignes réagissent.

Comparateur de prix, une image prix à soigner au détriment du niveau de prix

 
La guerre des prix vue par Leclerc
Défenseur du pouvoir d'achat, vraiment ? 
Car si les études prix menées tout au long de l’année permettent d’établir des indices prix pour chacune des enseignes, ces dernières cherchent à soigner leur image prix avec ces comparaisons. Certes la nuance peut paraître mince mais elle a toute son importance. Quelle que soit la réalité des étiquettes, Leclerc apparait ainsi depuis des années comme le champion incontesté lorsqu’il s’agit de juger de son efficacité à se « battre pour le pouvoir d’achat ».
Aussi lorsque cette image de champion des prix bas commence à s’altérer, le distributeur des indépendants doit alors redorer son blason et renforcer l’éclat de la bataille qu’il mène. Autant dire que la guerre des prix menée depuis des mois par les géants de la distribution n’a pas que des répercussions économiques (amoindrissement des marges d’où l’obligation de recentrer les investissements de chacun des groupes).

Une guerre des prix comme argument commercial, une idée qui a de l’avenir


Leclerc poursuit ses campagnes de promotion mais change d’angle d’attaque désormais. Sur une pleine page, Michel-Edouard Leclerc explique sa vision de la guerre des prix et de la multiplication des comparaisons contradictoires.  Il souligne alors que Carrefour ou même Géant biaisent les résultats de ces comparaisons en refusant de prendre en ligne de compte (contrairement à lui…il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une promotion … :)) l’ensemble des points de vente.
Bien évidemment, cette explication « virile » (mais l’indépendant en a l’habitude) sert aussi de support à une nouvelle comparaison, une vraie, une vérifiée (selon ses dires) et je vous en laisse deviner le vainqueur.

Comme quoi, la guerre des prix est devenue bien plus qu’une simple concrétisation de la concurrence que se livrent les enseignes de la distribution. Désormais, il s’agit donc bien d’un argument commercial. Il ne s’agit plus de prouver qui est le moins cher (car personne ne le sait) mais bien de démontrer son engagement dans le combat contre la vie chère….Un retour aux fondamentaux, qui nous laisseraient presque croire à une résurgence du Mammouth qui écrase les prix …

samedi 22 novembre 2014

Comment la Grande Distribution entend redorer son image ?



C’est un des sujets, qui vient régulièrement ternir l’image du commerce en général et de la grande distribution en particulier : les relations avec les fournisseurs. Le 06 novembre dernier, un premier pas a été franchi puisque certains acteurs de ce secteur ont signé non pas une charte mais un texte promouvant les relations fournisseur responsables.
Certes, cette démarche vise la signature de la charte du même nom (mise en place par l’Etat depuis 2012) mais nous n’en sommes qu’aux déclarations de bonnes intentions.

Seule l’agence Vigeo est habilité à contrôler les entreprises pour l’obtention de ce label. De grands groupes, comme la SNCF ou France Télécom, ont déjà obtenu cette reconnaissance.  Mais jusque-là, la grande distribution n’avait pas daigné s’engager dans cette voie.

 

La Grande distribution veut soigner son image


Le retard est oublié depuis le 06 novembre dernier, date de la signature de ce document par l’Association nationale des industries agroalimentaires (ANIA), la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), Carrefour, Auchan, Système U, Coop de France et Cora.
Le gouvernement s’est alors même empressé de souligner que d’autres enseignes ont manifesté leur volonté de signer le document, comme Casino et Intermarché notamment.

Une simple déclaration


Certes, c’est un premier pas, qui devrait conduire les géants de la distribution à redorer leur blason, fortement terni, année après année, surtout en ce qui concerne les relations qu’elles entretiennent avec les fournisseurs.  Mais il ne s’agit que d’un simple document, une déclaration de sa bonne volonté.
Qu’en sera-t-il lorsqu’il s’agira de pousser plus en avant ces simples prises de parole ? Carrefour est-il prêt à mettre en place l’audit et le contrôle ?



vendredi 21 novembre 2014

Comment expliquer et valoriser la démarque inconnue ?




La société Checkpoint, spécialisée dans la commercialisation des produits antivol, publie chaque année un baromètre des vols en magasin. L’édition 2014 ne nous surprend en rien. On doit bien parler de voleurs, car les hommes restent les principaux auteurs de cette démarque inconnue, que la Grande Distribution a bien du mal à juguler.
Comme partout, la période des fêtes de fin d’année reste celle, où les vols se multiplient. A l’inverse, on peut se surprendre du fait qu’une bonne part des objets volés le soient pour être revendus et non pas consommés. Bien évidemment, les produits faciles à cacher, comme les produits de maquillage, restent ceux les plus plébiscités par nos voleurs à l’étalage.

 

Le vol, une démarque à prendre en compte


Au niveau mondial, Checkpoint estime le vol en magasin à 1.29 % du chiffre d’affaires du commerce, soit 96.8 milliards d’euros. Pour l’Hexagone, la perte est estimée à 4.4 milliards d’euros. Le montant ne prête pas à sourire.

Démarque et démarque inconnue
Source : Checkpoint France 

  


Si la démarque inconnue est en baisse, c’est que les distributeurs investissent de plus en plus pour lutter contre ce fléau. Ainsi, en France, les acteurs du commerce national consacrent 0.49 % de leur chiffre d’affaires à la lutte contre les vols, alors que ces derniers représentent 1.09 % de ce même C.A.. Est-ce suffisant pour affirmer que le vol est à l’origine de l’évaporation de 1.58 % du C.A. ?
Le tableau ci-dessous (source : Checkpoint France) dresse l’état des lieux par magasin avec la part du CA consacré à la lutte contre la démarque inconnue (1er chiffre) et la part que représente le taux de démarque inconnue (par définition, la démarque inconnue ne peut pas être limitée au vol)

Investissement et démarque
Démarque et investissement en rapport

Pour lutter efficacement autant aussi connaître les responsables de cette démarque. Checkpoint nous apprend que le vol à l’étalage est sur le haut du podium (38.6 % de la démarque inconnue), devant les pertes administratives (24.8 %), les vols des employés (21.9 %) et la fraude des fournisseurs (14.7 %). Comme quoi la lutte contre cette DI se doit de couvrir tous les domaines ?



jeudi 20 novembre 2014

Les centres commerciaux en danger ou toujours les nouveaux temples de la consommation ?


On a déjà souligné les difficultés du commerce français, qui commence à détruire des emplois. Voilà qu’un rapport de la fédération du commerce spécialisé, PROCOS, enfonce encore le clou en révélant que le taux de locaux inoccupé atteint  en 7.6 % en 2014 contre 4.6 % en 2012. Est-ce à dire que le commerce se porte mal ou que les constructions dans l’immobilier commercial sont trop nombreuses.

Les centres commerciaux surdimensionnés ou véritable crise du commerce ?

Les centres commerciaux en difficulté
Les centres commerciaux, un modèle dépassé ? 

La hausse de cette « vacance commerciale » ne doit pas nous empêcher de nous poser certaines questions. Le prix de l’immobilier n’a-t-il pas atteint des sommets ces dernières années, alors que le commerce spécialisé ne cesse de souffrir de la crise qui se poursuit.
De 4.3 % en 2001, cette vacance commerciale avait réussi à se maintenir jusque 2012 (4.6 %) avant de plonger de manière exceptionnelle.

Vers une structuralisation de la vacance commerciale ?

On peut s’effrayer de ces chiffres mais on doit s’alerter plus encore sur la généralisation du phénomène. Aujourd’hui, seuls 60 % (contre 75 % en 2001) des centres commerciaux de l’hexagone réussissent à maintenir ce taux en dessous de la barre symbolique des 5 %. A l’inverse, les centres commerciaux connaissant un taux supérieur à 10 % sont passés de 14 % en 2001 à 18 % en 2014.
Si on entre dans le détail de l’étude, on constate que les centres les plus anciens résistent mieux à cette nouvelle forme de crise. Mais on peut aussi s’intéresser à ces résultats en fonction de la taille des galeries marchandes. Les grandes galeries, comprenant entre 40 et 80 boutiques, enregistrent les dégradations les plus importantes, passant d’un taux de vacances de 4.2 % en 2012 à 7.5 % pour cette année. Dans le même temps, les petites, de 20 à 40 boutiques, ont vu le même taux passer de 4.9 % à 7.4 %.
Les grandes galeries, entre 80 et 120 boutiques, voient leur taux passer  de 5.5 % à 6.9 %, alors que les très grandes galeries, plus de 120 boutiques,  voient le taux de vacances progresser de 1.7 point à 6.1 % en 2014.
PROCOS avance ensuite plusieurs explications à ce phénomène, et comme le souligne le magazine LSA, il ne faut pas oublier que la multiplication des centres commerciaux depuis la fin des années 1960 n’a fait que remplacer les boutiques traditionnelles, qui ont disparu en masse. Le modèle serait-il arrivé à bout de souffle ? Peut-être est-ce une des explications mais il ne s’agit pas de la seule. Faut-il rappeler, que de 1992 à 2009, la superficie de ces surfaces commerciales ont cru de 3.5 % par an (de 48 millions à 77 millions de m2), loin très loin devant le rythme de croissance de la consommation.

Une croissance en berne, des couts en hausse


Dans le même temps, les couts de la location immobilière s’accroissent de manière spectaculaire, expliquant une baisse des marges et du résultat opérationnel. Les stratégies d’occupation du territoire des enseignes changent et l’attractivité des centres commerciaux décroit.
Les explications peuvent être trouvées ailleurs mais toujours est-il que le résultat est là, à moins que…..

Des résultats inquiétants ou erronés ?


Le premier opérateur dans l’immobilier commercial, Unibail – Rodamco, ainsi que le Conseil National des Centres Commerciaux, ont aussitôt contesté les résultats de cette étude. 
La méthodologie est contestée et PROCOS a prévenu, qu’il répondrait à ces attaques dès le 12 novembre. Nous vous tiendrons informés des nouveaux arguments, avancés pour expliquer cette croissance essentielle de la vacance.


mercredi 19 novembre 2014

Lapeyre s’inquiète de son avenir



Lapeyre souffre de la crise
Lapeyre en grande difficulté 


La crise frappe durement depuis plusieurs années le marché de l’immobilier mais aussi celui de l’ameublement. Nous ne cessons de le souligner ici. Preuve supplémentaire, le spécialiste de la cuisine et de la menuiserie, Lapeyre, souffre de cette désaffection des investisseurs.
Depuis plusieurs années, le distributeur spécialisé, filiale du groupe Saint Gobain, souffre de cette situation et la baisse de son activité (Saint Gobain ne communique pas les chiffres détaillés de sa filiale) l’a conduit à réduire le nombre de ses points de vente.  Ainsi, le groupe, qui englobe également K par K et GAM, comptait 134 points de vente en France, alors qu’il n’en restait plus que 131 en 2013. Les syndicats soulignent même une décrue plus importante si on élargit la base d’étude.
Les inquiétudes se font sentir ici et là, d’autant plus que l’amorce de la reprise ne semble pas prochaine, à l’inverse de certaines fermetures de magasins, comme par exemple à Verdun (Meuse).

mardi 18 novembre 2014

Les cosmétiques allemands se préparent à fêter 2014


Avec ses marques Nivea, Hansaplast, Labello ou encore La Prairie, BEIERSDORF a rendu public ses résultats sur les 9 premiers mois de l’année.  Les ventes progressent très peu (+0.9 %) à 4716 millions d’euros. Ces résultats encourageants ne doivent pas masquer un 3ème trimestre très difficile principalement en ce qui concerne le bénéfice net du groupe, qui dévisse de 23 % à 111 millions d’euros.
Beiersdorf et Nivea
Nivea, la marque en forme ? 


La crise en Europe de l’Ouest explique en partie cette baisse de régime (depuis le début de l’année, la croissance sur le vieux continent n’était que de 1 % alors qu’elle s’établissait à 5.4 % pour les Amériques). Cette contre-performance (que l’on retrouve aussi, dans une moindre mesure, chez l’Oréal) n’empêche cependant pas le groupe de rester optimiste pour l’année entière, puisque les résultats devraient s’établir en croissance de 4 à 6 % et que Beiersdorf table toujours pour une marge d’exploitation de plus de 13 %. 

lundi 17 novembre 2014

Le e-commerce se prépare à réussir les fêtes de fin d’année


La grande ligne droite des fêtes de fin d’année est lancée. Les hypermarchés comme les e-commerçants sont préparés et attendent ce moment si important de l’année. Question budget, la crise reste omniprésente puisque les Français ne consacreront plus que 304 € pour ces cadeaux, contre 339 € en 2013 (la tendance peut encore s’inverser).

On entend ici et là, que la Grande Distribution devrait tirer son épingle du jeu, même si le e-commerce devrait encore se hisser sur le podium de la plus forte croissance. Une prévision (Source : RetailMenot) prévoit ainsi un chiffre d’affaires de 8.5 milliards d’euros (+19.7 % par rapport à 2013) pour la période s’écoulant sur les 6 semaines séparant la mi-novembre de la fin de l’année. 

vendredi 14 novembre 2014

Inbound Marketing ou Food Truck, quel point commun ?


Sur la Toile, on ne cesse de vanter l’Inbound Marketing, en insistant sur l’importance d’attirer les clients à soi plutôt que de les agresser. Les Geek croient réinventer le marketing, alors que la tendance (s’agit-il vraiment d’une tendance ? ) existe bel et bien depuis que le commerce existe. Il n’en va pas autrement, par exemple, avec les Food Trucks, qui fleurissent sur les parkings des grandes enseignes.

Proposer une alternative aux incontournables Mac Do et autres hamburgers, en offrant un repas sain (avec les produits de la marque …il ne faut pas pousser). De l’inbound marketing, qui ne dit pas son nom…Le client ne va plus faire ses courses mais passera au magasin après un petit repas au camion d’â côté. Rien de neuf donc de ce côté-là….

jeudi 13 novembre 2014

Comment Cdiscount cède aux sirènes de la proximité ?

Depuis le 03 novembre dernier, le géant du e-commerce français, Cdiscount, a innové en proposant aux habitants de la région Ile de France de retirer leurs achats dans des casiers installés dans des gares.
Les casiers de retrait un support apprécié de Cdiscount
Les casiers de retrait, une offre Cdiscount

Bien évidement l’enseigne de Casino a choisi des gares situées sur les principales lignes, empruntées par les Franciliens. Il faut alors séduire les consommateurs, en leur permettant de récupérer leurs achats au cours de leur trajet Domicile Travail.
Pour le moment 3 gares sont concernées : Massy, Tourman-en-Brie et Plaisir.

Avec 50 casiers environ, Cdiscount croit en cette facilité offerte aux consommateurs. 100 casiers avant les fêtes de fin d’année et plus de 1.000 dans les années à venir, comme quoi le retour à la proximité aussi concerne les géants de la Toile. 

mercredi 12 novembre 2014

Objectif 2015 pour Devred 1902

On connait la morosité du marché de la confection en général et de la confection pour hommes en particulier. Dans cette morosité ambiante, Devred 1902 peut se féliciter de prévoir un chiffre d’affaires en 2014 en hausse de près de 8 % à 240 millions d’euros. L’enseigne compte 288 points de vente sur le territoire, et une vingtaine d’ouvertures devrait renforcer le maillage du territoire. Plus de 300 points de vente à l’horizon 2015, l’objectif semble réaliste.  L’enseigne spécialisé dans les tenues pour l’homme moderne accélère même son développement en commençant son implantation à l’étranger (Maroc, Pologne,…), comme quoi Devred a de grandes ambitions pour les années à venir. 
Devred 1902
Devred satisfait de son année 2014

lundi 10 novembre 2014

De Carrefour à Lidl, la foire aux vins toujours aussi attractive

Désormais, les foires aux vins des enseignes font partie des grands moments commerciaux de l’année. En 2014, Lidl peut se targuer d’avoir réussi l’évènement. Il faut dire que le hard-discounter s’est donné les moyens. Le nombre de références a déjà été porté pour cette édition 2014 à 150 (contre 90 pour la précédente). La foire aux Vins pour Lidl se déploie en 4 temps (Septembre, Avant Noël, Pâques et avant l’été). En 2013, ces 4 temps forts avaient généré un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros.
Lidl et la foire aux vins
Lidl aussi réussit ses foires aux vins


Ce ne sont plus les 1540 points de vente français qui sont concernés mais les 10.000 magasins répartis dans toute l’Europe (une nouveauté pour les pays de l’Est de découvrir ces foires aux vins). Quoi qu’il en soit, en France, Lidl a doublé ses ventes pour la dernière foire aux vins de septembre avec un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros, à un niveau similaire donc à Auchan ou Système U…Le discounter allemand fera-t-il mieux l’année prochaine ? 

samedi 8 novembre 2014

Sans emballage…Day By Day






L’idée n’est pas nouvelle mais la naissance d’une nouvelle enseigne mérite toujours d’être soulignée. Day by Day a ouvert sou 3ème point de vente en Ile de France. Le concept propose aux clients de retrouver des produits sans emballages.
Sur une surface moyenne de 50 à 70 m2, le magasin propose épicerie, produits d’hygiène et d’entretien en vrac. 450 références pour le moment pour un chiffre d’affaires estimé à 250.000 euros environ. Un magasin de proximité permettant de faire vivre un employé donc (puisque l’enseigne évoque un résultat avant impôt de 12 % environ).

Le concept a déjà été testé par de grandes enseignes (on pense aux rayons discount des hypermarchés d’Auchan) mais Day by Day entend bien s’imposer comme un magasin d’appoint.  Un troisième point de vente donc pour cette enseigne, qui travaille, pour le moment, avec une quarantaine de fournisseurs. 

vendredi 7 novembre 2014

Essai réussi en 2014 pour But

 But communique sur les résultats de son dernier exercice (clos fin juin 2014) et on comprend aisément l’empressement du distributeur. Sur un marché morose (-2.1 %), But affiche une santé insolente avec un chiffre d’affaires (hors DOM-TOM) de 1.7 milliard d’euros soit une hausse de 5 %.
L’arrivée de 44 franchisés du groupe Sésame et l’ouverture de 4 nouveaux points de vente augmentent inéluctablement le résultat du 3ème acteur de l’ameublement en France. Mais on peut voir aussi les résultats des efforts entrepris par But depuis plusieurs années pour redorer son image et la rendre plus moderne, se repositionner en travaillant son image prix, et aussi pour accroitre la satisfaction de ses clients principalement par rapport à la disponibilité des produits (Bref un retour aux fondamentaux du commerce :)).
But
But, de bons résultats à confirmer

Avec 276 points de vente, But attendra décembre pour dévoiler un nouveau concept à Nancy et espère connaitre une année 2015 aussi riche d’évènements. Cela est bien parti puisque le groupe table encore sur une quinzaine d’ouvertures d’ici à la fin de l’année prochaine.

Détenue par  Goldman Sachs, OpCapita et Colony Capital, l’enseigne d’ameublement reste à vendre dans les prochaines années même si la direction espère pouvoir mener à bien son projet de développement dans les quelques années à venir. Les chiffres parlent encore pour But, qui est passé d’une part de marché à 9.7 % en 2009 à 11.3 % en 2013. Les chiffres 2014 sont attendus avec sérénité. 

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