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Commerce et Grande Distribution
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jeudi 27 novembre 2014

Guerre judiciaire en vue dans le monde de la parfumerie





Le 04 novembre dernier, les magasins de l’enseigne Equivalenza étaient perquisitionnés puis fermés avec une saisie des stocks de parfum. Depuis les magasins de l’enseigne de parfumerie low-cost ont rouvert peu à peu, mais les franchisés souffrent de l’interdiction qui leur est faite de vendre les …parfums de l’enseigne.
Nous l’avions déjà évoqué en début d’année mais le business model de cette enseigne repose essentiellement sur ces parfums, et si aujourd’hui les points de vente se contentent de vendre les bougies parfumées et autres senteurs pour la maison, il est évident qu’ils ne survivront pas longtemps.

Equivelenza
Une parfumerie en voie de disparition ? 

Cette révolution dans le domaine de la distribution (la perquisition et la fermeture d’une enseigne) résulte d’une plainte déposée par la Fédération française des entreprises de beauté (FEBEA).  Cette dernière reproche à Equivelenza de se baser sur des tables de concordance pour proposer ses propres parfums devant remplacer telle ou telle marque. Pour les acteurs historiques de la parfumerie, cela relève de la contrefaçon, puisque l’enseigne vendrait donc un parfum pour remplacer un autre de marque. De son côté, l’enseigne affirme ne jamais avoir utilisé de telles tables de concordance et s’avoue sereine pour la suite de l’enquête. En attendant, il n’est pas certain, que les clientes de l’enseigne reportent leur budget parfumerie dans des senteurs pour la maison…



mercredi 26 novembre 2014

Comment l’épargne logement peut sauver le marché du meuble ?




Je me suis déjà fait l’écho, à de nombreuses reprises, des difficultés rencontrées par les acteurs du marché du meuble en France. La crise dure et les acteurs s’essoufflent en cherchant les solutions les plus propices pour relancer la consommation. Ces mêmes acteurs viennent de proposer au gouvernement d’autoriser les épargnants à débloquer une partie de leur Plan Epargne logement (PEL) pour relancer la consommation. Cette mesure devrait permettre, selon eux, d’injecter un milliard d’euro dans le commerce de meubles, et en ces temps difficiles, cela ferait du bien aux enseignes concernées.

Une lente mais continuelle descente


Le recul du chiffre d’affaires de 2013 de 3 % fait suite à une baisse similaire en 2012 (-3 %) et annonce un résultat conforme pour 2014 (-3%). Autant dire, que la situation ne peut perdurer pour But, Ikea et consorts….La fédération française du négoce de l’ameublement et de l’équipement de la maison a donc relancé cette idée, déjà évoquée ces mois derniers, en soulignant l’importance d’une telle relance.
 
L'ameublement, un secteur en crise
Les acteurs du meuble demandent un coup de pouce

Une réserve logement à consacrer à l’ameublement


200 milliards d’euros, c’est le montant collecté par ces fameux P.E.L. et la fédération estime donc que 0.5 % de ce montant (soit plus d’un milliard d’euros) pourrait être réinjecté dans le circuit économique. Ce coup de pouce permettrait au secteur de sortir la tête de l’eau, si et seulement si les Français sont réellement prêts à sacrifier à leur épargne logement pour se meubler. L’optimisme des acteurs me semble légèrement démesuré.
Pour convaincre l’Etat, le marché du meuble a un argument choc. Cette relance de la consommation devrait permettre de sauver des emplois sans pour autant couter un seul centime à l’Etat. Alors, quelle suite va être donnée à cette proposition ?




mardi 25 novembre 2014

Le Brésil, nouvel Eldorado pour Danone




C’est un article du journal Le Monde daté du 19 novembre (Danone va puiser sa croissance au Brésil), qui nous a poussés à vouloir en savoir un peu plus. Bien sûr, que le Brésil comme toute l’Amérique latine reste une source de promesse pour les distributeurs comme pour les industriels, mais quand même l’économie nationale a souffert ces derniers mois après des années de croissance effrénée.

Danone
Danone veut croire dans l'Eldorado du Brésil


Oui, Danone enregistre une croissance de son chiffre d’affaires de l’ordre de 15 % chaque année, et 2014 ne devrait pas échapper à la règle. De 850 millions d’euros en 2013, petit à petit, la branche Brésil se rapproche du milliard. Mais la récession constatée cette année dans cet Eldorado américain ainsi que la Coupe du Monde (qui a bloqué l’économie un mois durant) auraient pu tempérer les espoirs de ces firmes occidentales. Mais non rien n’y fait, car plus que l’économie c’est la transformation du mode de vie qui intéresse les spécialistes de la distribution comme les industriels. Tous veulent profiter de la transformation de la société, qui se propagera, personne n’en doute à tout le continent. Les produits frais ont envahi les étals des supermarchés brésiliens, mais Danone espère secrètement que les habitants vont encore accroître leur consommation, et le groupe a de quoi se réjouir pour les années à venir. Le record français (25 kilos de yaourts consommés chaque année) est loin des 7.5 kilos des brésiliens, de quoi mettre ces multinationales en appétit. 

lundi 24 novembre 2014

La guerre des prix, une simple histoire de com’


Elle dure depuis des années maintenant, et l’armistice ne devrait pas être signé pour l’année 2015 à venir, bien au contraire. La guerre des prix entre les géants de la Grande Distribution fait des ravages dans le commerce et les comparaisons de prix représentent depuis des mois maintenant l’argument préféré des grandes enseignes. Casino, Carrefour, Intermarché et Système U n’hésitent pas à venir concurrence Leclerc, qui fut pionnier en la matière avec son Qui est le moins cher ?. A croire ces distributeurs, chacun est le moins cher mais le consommateur n’est pas dupe et il fallait que les enseignes réagissent.

Comparateur de prix, une image prix à soigner au détriment du niveau de prix

 
La guerre des prix vue par Leclerc
Défenseur du pouvoir d'achat, vraiment ? 
Car si les études prix menées tout au long de l’année permettent d’établir des indices prix pour chacune des enseignes, ces dernières cherchent à soigner leur image prix avec ces comparaisons. Certes la nuance peut paraître mince mais elle a toute son importance. Quelle que soit la réalité des étiquettes, Leclerc apparait ainsi depuis des années comme le champion incontesté lorsqu’il s’agit de juger de son efficacité à se « battre pour le pouvoir d’achat ».
Aussi lorsque cette image de champion des prix bas commence à s’altérer, le distributeur des indépendants doit alors redorer son blason et renforcer l’éclat de la bataille qu’il mène. Autant dire que la guerre des prix menée depuis des mois par les géants de la distribution n’a pas que des répercussions économiques (amoindrissement des marges d’où l’obligation de recentrer les investissements de chacun des groupes).

Une guerre des prix comme argument commercial, une idée qui a de l’avenir


Leclerc poursuit ses campagnes de promotion mais change d’angle d’attaque désormais. Sur une pleine page, Michel-Edouard Leclerc explique sa vision de la guerre des prix et de la multiplication des comparaisons contradictoires.  Il souligne alors que Carrefour ou même Géant biaisent les résultats de ces comparaisons en refusant de prendre en ligne de compte (contrairement à lui…il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une promotion … :)) l’ensemble des points de vente.
Bien évidemment, cette explication « virile » (mais l’indépendant en a l’habitude) sert aussi de support à une nouvelle comparaison, une vraie, une vérifiée (selon ses dires) et je vous en laisse deviner le vainqueur.

Comme quoi, la guerre des prix est devenue bien plus qu’une simple concrétisation de la concurrence que se livrent les enseignes de la distribution. Désormais, il s’agit donc bien d’un argument commercial. Il ne s’agit plus de prouver qui est le moins cher (car personne ne le sait) mais bien de démontrer son engagement dans le combat contre la vie chère….Un retour aux fondamentaux, qui nous laisseraient presque croire à une résurgence du Mammouth qui écrase les prix …

samedi 22 novembre 2014

Comment la Grande Distribution entend redorer son image ?



C’est un des sujets, qui vient régulièrement ternir l’image du commerce en général et de la grande distribution en particulier : les relations avec les fournisseurs. Le 06 novembre dernier, un premier pas a été franchi puisque certains acteurs de ce secteur ont signé non pas une charte mais un texte promouvant les relations fournisseur responsables.
Certes, cette démarche vise la signature de la charte du même nom (mise en place par l’Etat depuis 2012) mais nous n’en sommes qu’aux déclarations de bonnes intentions.

Seule l’agence Vigeo est habilité à contrôler les entreprises pour l’obtention de ce label. De grands groupes, comme la SNCF ou France Télécom, ont déjà obtenu cette reconnaissance.  Mais jusque-là, la grande distribution n’avait pas daigné s’engager dans cette voie.

 

La Grande distribution veut soigner son image


Le retard est oublié depuis le 06 novembre dernier, date de la signature de ce document par l’Association nationale des industries agroalimentaires (ANIA), la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), Carrefour, Auchan, Système U, Coop de France et Cora.
Le gouvernement s’est alors même empressé de souligner que d’autres enseignes ont manifesté leur volonté de signer le document, comme Casino et Intermarché notamment.

Une simple déclaration


Certes, c’est un premier pas, qui devrait conduire les géants de la distribution à redorer leur blason, fortement terni, année après année, surtout en ce qui concerne les relations qu’elles entretiennent avec les fournisseurs.  Mais il ne s’agit que d’un simple document, une déclaration de sa bonne volonté.
Qu’en sera-t-il lorsqu’il s’agira de pousser plus en avant ces simples prises de parole ? Carrefour est-il prêt à mettre en place l’audit et le contrôle ?



vendredi 21 novembre 2014

Comment expliquer et valoriser la démarque inconnue ?




La société Checkpoint, spécialisée dans la commercialisation des produits antivol, publie chaque année un baromètre des vols en magasin. L’édition 2014 ne nous surprend en rien. On doit bien parler de voleurs, car les hommes restent les principaux auteurs de cette démarque inconnue, que la Grande Distribution a bien du mal à juguler.
Comme partout, la période des fêtes de fin d’année reste celle, où les vols se multiplient. A l’inverse, on peut se surprendre du fait qu’une bonne part des objets volés le soient pour être revendus et non pas consommés. Bien évidemment, les produits faciles à cacher, comme les produits de maquillage, restent ceux les plus plébiscités par nos voleurs à l’étalage.

 

Le vol, une démarque à prendre en compte


Au niveau mondial, Checkpoint estime le vol en magasin à 1.29 % du chiffre d’affaires du commerce, soit 96.8 milliards d’euros. Pour l’Hexagone, la perte est estimée à 4.4 milliards d’euros. Le montant ne prête pas à sourire.

Démarque et démarque inconnue
Source : Checkpoint France 

  


Si la démarque inconnue est en baisse, c’est que les distributeurs investissent de plus en plus pour lutter contre ce fléau. Ainsi, en France, les acteurs du commerce national consacrent 0.49 % de leur chiffre d’affaires à la lutte contre les vols, alors que ces derniers représentent 1.09 % de ce même C.A.. Est-ce suffisant pour affirmer que le vol est à l’origine de l’évaporation de 1.58 % du C.A. ?
Le tableau ci-dessous (source : Checkpoint France) dresse l’état des lieux par magasin avec la part du CA consacré à la lutte contre la démarque inconnue (1er chiffre) et la part que représente le taux de démarque inconnue (par définition, la démarque inconnue ne peut pas être limitée au vol)

Investissement et démarque
Démarque et investissement en rapport

Pour lutter efficacement autant aussi connaître les responsables de cette démarque. Checkpoint nous apprend que le vol à l’étalage est sur le haut du podium (38.6 % de la démarque inconnue), devant les pertes administratives (24.8 %), les vols des employés (21.9 %) et la fraude des fournisseurs (14.7 %). Comme quoi la lutte contre cette DI se doit de couvrir tous les domaines ?



jeudi 20 novembre 2014

Les centres commerciaux en danger ou toujours les nouveaux temples de la consommation ?


On a déjà souligné les difficultés du commerce français, qui commence à détruire des emplois. Voilà qu’un rapport de la fédération du commerce spécialisé, PROCOS, enfonce encore le clou en révélant que le taux de locaux inoccupé atteint  en 7.6 % en 2014 contre 4.6 % en 2012. Est-ce à dire que le commerce se porte mal ou que les constructions dans l’immobilier commercial sont trop nombreuses.

Les centres commerciaux surdimensionnés ou véritable crise du commerce ?

Les centres commerciaux en difficulté
Les centres commerciaux, un modèle dépassé ? 

La hausse de cette « vacance commerciale » ne doit pas nous empêcher de nous poser certaines questions. Le prix de l’immobilier n’a-t-il pas atteint des sommets ces dernières années, alors que le commerce spécialisé ne cesse de souffrir de la crise qui se poursuit.
De 4.3 % en 2001, cette vacance commerciale avait réussi à se maintenir jusque 2012 (4.6 %) avant de plonger de manière exceptionnelle.

Vers une structuralisation de la vacance commerciale ?

On peut s’effrayer de ces chiffres mais on doit s’alerter plus encore sur la généralisation du phénomène. Aujourd’hui, seuls 60 % (contre 75 % en 2001) des centres commerciaux de l’hexagone réussissent à maintenir ce taux en dessous de la barre symbolique des 5 %. A l’inverse, les centres commerciaux connaissant un taux supérieur à 10 % sont passés de 14 % en 2001 à 18 % en 2014.
Si on entre dans le détail de l’étude, on constate que les centres les plus anciens résistent mieux à cette nouvelle forme de crise. Mais on peut aussi s’intéresser à ces résultats en fonction de la taille des galeries marchandes. Les grandes galeries, comprenant entre 40 et 80 boutiques, enregistrent les dégradations les plus importantes, passant d’un taux de vacances de 4.2 % en 2012 à 7.5 % pour cette année. Dans le même temps, les petites, de 20 à 40 boutiques, ont vu le même taux passer de 4.9 % à 7.4 %.
Les grandes galeries, entre 80 et 120 boutiques, voient leur taux passer  de 5.5 % à 6.9 %, alors que les très grandes galeries, plus de 120 boutiques,  voient le taux de vacances progresser de 1.7 point à 6.1 % en 2014.
PROCOS avance ensuite plusieurs explications à ce phénomène, et comme le souligne le magazine LSA, il ne faut pas oublier que la multiplication des centres commerciaux depuis la fin des années 1960 n’a fait que remplacer les boutiques traditionnelles, qui ont disparu en masse. Le modèle serait-il arrivé à bout de souffle ? Peut-être est-ce une des explications mais il ne s’agit pas de la seule. Faut-il rappeler, que de 1992 à 2009, la superficie de ces surfaces commerciales ont cru de 3.5 % par an (de 48 millions à 77 millions de m2), loin très loin devant le rythme de croissance de la consommation.

Une croissance en berne, des couts en hausse


Dans le même temps, les couts de la location immobilière s’accroissent de manière spectaculaire, expliquant une baisse des marges et du résultat opérationnel. Les stratégies d’occupation du territoire des enseignes changent et l’attractivité des centres commerciaux décroit.
Les explications peuvent être trouvées ailleurs mais toujours est-il que le résultat est là, à moins que…..

Des résultats inquiétants ou erronés ?


Le premier opérateur dans l’immobilier commercial, Unibail – Rodamco, ainsi que le Conseil National des Centres Commerciaux, ont aussitôt contesté les résultats de cette étude. 
La méthodologie est contestée et PROCOS a prévenu, qu’il répondrait à ces attaques dès le 12 novembre. Nous vous tiendrons informés des nouveaux arguments, avancés pour expliquer cette croissance essentielle de la vacance.


mercredi 19 novembre 2014

Lapeyre s’inquiète de son avenir



Lapeyre souffre de la crise
Lapeyre en grande difficulté 


La crise frappe durement depuis plusieurs années le marché de l’immobilier mais aussi celui de l’ameublement. Nous ne cessons de le souligner ici. Preuve supplémentaire, le spécialiste de la cuisine et de la menuiserie, Lapeyre, souffre de cette désaffection des investisseurs.
Depuis plusieurs années, le distributeur spécialisé, filiale du groupe Saint Gobain, souffre de cette situation et la baisse de son activité (Saint Gobain ne communique pas les chiffres détaillés de sa filiale) l’a conduit à réduire le nombre de ses points de vente.  Ainsi, le groupe, qui englobe également K par K et GAM, comptait 134 points de vente en France, alors qu’il n’en restait plus que 131 en 2013. Les syndicats soulignent même une décrue plus importante si on élargit la base d’étude.
Les inquiétudes se font sentir ici et là, d’autant plus que l’amorce de la reprise ne semble pas prochaine, à l’inverse de certaines fermetures de magasins, comme par exemple à Verdun (Meuse).

mardi 18 novembre 2014

Les cosmétiques allemands se préparent à fêter 2014


Avec ses marques Nivea, Hansaplast, Labello ou encore La Prairie, BEIERSDORF a rendu public ses résultats sur les 9 premiers mois de l’année.  Les ventes progressent très peu (+0.9 %) à 4716 millions d’euros. Ces résultats encourageants ne doivent pas masquer un 3ème trimestre très difficile principalement en ce qui concerne le bénéfice net du groupe, qui dévisse de 23 % à 111 millions d’euros.
Beiersdorf et Nivea
Nivea, la marque en forme ? 


La crise en Europe de l’Ouest explique en partie cette baisse de régime (depuis le début de l’année, la croissance sur le vieux continent n’était que de 1 % alors qu’elle s’établissait à 5.4 % pour les Amériques). Cette contre-performance (que l’on retrouve aussi, dans une moindre mesure, chez l’Oréal) n’empêche cependant pas le groupe de rester optimiste pour l’année entière, puisque les résultats devraient s’établir en croissance de 4 à 6 % et que Beiersdorf table toujours pour une marge d’exploitation de plus de 13 %. 

lundi 17 novembre 2014

Le e-commerce se prépare à réussir les fêtes de fin d’année


La grande ligne droite des fêtes de fin d’année est lancée. Les hypermarchés comme les e-commerçants sont préparés et attendent ce moment si important de l’année. Question budget, la crise reste omniprésente puisque les Français ne consacreront plus que 304 € pour ces cadeaux, contre 339 € en 2013 (la tendance peut encore s’inverser).

On entend ici et là, que la Grande Distribution devrait tirer son épingle du jeu, même si le e-commerce devrait encore se hisser sur le podium de la plus forte croissance. Une prévision (Source : RetailMenot) prévoit ainsi un chiffre d’affaires de 8.5 milliards d’euros (+19.7 % par rapport à 2013) pour la période s’écoulant sur les 6 semaines séparant la mi-novembre de la fin de l’année. 

vendredi 14 novembre 2014

Inbound Marketing ou Food Truck, quel point commun ?


Sur la Toile, on ne cesse de vanter l’Inbound Marketing, en insistant sur l’importance d’attirer les clients à soi plutôt que de les agresser. Les Geek croient réinventer le marketing, alors que la tendance (s’agit-il vraiment d’une tendance ? ) existe bel et bien depuis que le commerce existe. Il n’en va pas autrement, par exemple, avec les Food Trucks, qui fleurissent sur les parkings des grandes enseignes.

Proposer une alternative aux incontournables Mac Do et autres hamburgers, en offrant un repas sain (avec les produits de la marque …il ne faut pas pousser). De l’inbound marketing, qui ne dit pas son nom…Le client ne va plus faire ses courses mais passera au magasin après un petit repas au camion d’â côté. Rien de neuf donc de ce côté-là….

jeudi 13 novembre 2014

Comment Cdiscount cède aux sirènes de la proximité ?

Depuis le 03 novembre dernier, le géant du e-commerce français, Cdiscount, a innové en proposant aux habitants de la région Ile de France de retirer leurs achats dans des casiers installés dans des gares.
Les casiers de retrait un support apprécié de Cdiscount
Les casiers de retrait, une offre Cdiscount

Bien évidement l’enseigne de Casino a choisi des gares situées sur les principales lignes, empruntées par les Franciliens. Il faut alors séduire les consommateurs, en leur permettant de récupérer leurs achats au cours de leur trajet Domicile Travail.
Pour le moment 3 gares sont concernées : Massy, Tourman-en-Brie et Plaisir.

Avec 50 casiers environ, Cdiscount croit en cette facilité offerte aux consommateurs. 100 casiers avant les fêtes de fin d’année et plus de 1.000 dans les années à venir, comme quoi le retour à la proximité aussi concerne les géants de la Toile. 

mercredi 12 novembre 2014

Objectif 2015 pour Devred 1902

On connait la morosité du marché de la confection en général et de la confection pour hommes en particulier. Dans cette morosité ambiante, Devred 1902 peut se féliciter de prévoir un chiffre d’affaires en 2014 en hausse de près de 8 % à 240 millions d’euros. L’enseigne compte 288 points de vente sur le territoire, et une vingtaine d’ouvertures devrait renforcer le maillage du territoire. Plus de 300 points de vente à l’horizon 2015, l’objectif semble réaliste.  L’enseigne spécialisé dans les tenues pour l’homme moderne accélère même son développement en commençant son implantation à l’étranger (Maroc, Pologne,…), comme quoi Devred a de grandes ambitions pour les années à venir. 
Devred 1902
Devred satisfait de son année 2014

lundi 10 novembre 2014

De Carrefour à Lidl, la foire aux vins toujours aussi attractive

Désormais, les foires aux vins des enseignes font partie des grands moments commerciaux de l’année. En 2014, Lidl peut se targuer d’avoir réussi l’évènement. Il faut dire que le hard-discounter s’est donné les moyens. Le nombre de références a déjà été porté pour cette édition 2014 à 150 (contre 90 pour la précédente). La foire aux Vins pour Lidl se déploie en 4 temps (Septembre, Avant Noël, Pâques et avant l’été). En 2013, ces 4 temps forts avaient généré un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros.
Lidl et la foire aux vins
Lidl aussi réussit ses foires aux vins


Ce ne sont plus les 1540 points de vente français qui sont concernés mais les 10.000 magasins répartis dans toute l’Europe (une nouveauté pour les pays de l’Est de découvrir ces foires aux vins). Quoi qu’il en soit, en France, Lidl a doublé ses ventes pour la dernière foire aux vins de septembre avec un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros, à un niveau similaire donc à Auchan ou Système U…Le discounter allemand fera-t-il mieux l’année prochaine ? 

samedi 8 novembre 2014

Sans emballage…Day By Day






L’idée n’est pas nouvelle mais la naissance d’une nouvelle enseigne mérite toujours d’être soulignée. Day by Day a ouvert sou 3ème point de vente en Ile de France. Le concept propose aux clients de retrouver des produits sans emballages.
Sur une surface moyenne de 50 à 70 m2, le magasin propose épicerie, produits d’hygiène et d’entretien en vrac. 450 références pour le moment pour un chiffre d’affaires estimé à 250.000 euros environ. Un magasin de proximité permettant de faire vivre un employé donc (puisque l’enseigne évoque un résultat avant impôt de 12 % environ).

Le concept a déjà été testé par de grandes enseignes (on pense aux rayons discount des hypermarchés d’Auchan) mais Day by Day entend bien s’imposer comme un magasin d’appoint.  Un troisième point de vente donc pour cette enseigne, qui travaille, pour le moment, avec une quarantaine de fournisseurs. 

vendredi 7 novembre 2014

Essai réussi en 2014 pour But

 But communique sur les résultats de son dernier exercice (clos fin juin 2014) et on comprend aisément l’empressement du distributeur. Sur un marché morose (-2.1 %), But affiche une santé insolente avec un chiffre d’affaires (hors DOM-TOM) de 1.7 milliard d’euros soit une hausse de 5 %.
L’arrivée de 44 franchisés du groupe Sésame et l’ouverture de 4 nouveaux points de vente augmentent inéluctablement le résultat du 3ème acteur de l’ameublement en France. Mais on peut voir aussi les résultats des efforts entrepris par But depuis plusieurs années pour redorer son image et la rendre plus moderne, se repositionner en travaillant son image prix, et aussi pour accroitre la satisfaction de ses clients principalement par rapport à la disponibilité des produits (Bref un retour aux fondamentaux du commerce :)).
But
But, de bons résultats à confirmer

Avec 276 points de vente, But attendra décembre pour dévoiler un nouveau concept à Nancy et espère connaitre une année 2015 aussi riche d’évènements. Cela est bien parti puisque le groupe table encore sur une quinzaine d’ouvertures d’ici à la fin de l’année prochaine.

Détenue par  Goldman Sachs, OpCapita et Colony Capital, l’enseigne d’ameublement reste à vendre dans les prochaines années même si la direction espère pouvoir mener à bien son projet de développement dans les quelques années à venir. Les chiffres parlent encore pour But, qui est passé d’une part de marché à 9.7 % en 2009 à 11.3 % en 2013. Les chiffres 2014 sont attendus avec sérénité. 

jeudi 6 novembre 2014

Auchan se recentre sur ses formats privilégiés

On sait qu’Auchan est le spécialiste des grands hypermarchés. Le distributeur nordiste a du mal avec les autres formats même si la branche supermarché connait quelques succès avec Simply Market. Pour autant, les grands supermarchés posent un problème au groupe, qui a donc décidé (apparemment) de s’en séparer. Les magasins entre 3.000 et 4.000 m2, sont peu à peu cédés (rappelons pour mémoire qu’un supermarché Simply Market s’étend en général sur 1.500 m2). Le Simply Market d’Etaples (62) devrait être cédé à Leclerc. Ce sera la 4ème session d’Auchan au cours de ces derniers mois (Le petit hypermarché de Tulle-Laquenne, en Corrèze, est déjà passé sous enseigne Super U Cet été, alors que celui de Corbeil-Essonnes sera prochainement transféré sous enseigne Intermarché.  Dans la somme, c’est Leclerc aussi qui étendra son emprise en reprenant l’hypermarché d’Auchan de Péronne (3500 m2). Plusieurs autres points de vente devraient suivre, même si nous n’en savons guère plus à cette heure.





mercredi 5 novembre 2014

Habitat renoue avec la croissance et l’optimisme


 On attendait de voir si le groupe CAFOM avait eu raison de prendre la direction de l’enseigne Habitat. Les chiffres, rendus public en octobre, semblent conforter la décision du groupe, spécialisé dans le commerce en Outre-Mer. Non seulement, les ventes d’Habitat progressent à nouveau (+ 4 %) mais les projets recommencent à fleuri avec de nouveaux marchés pour le développement à l’international. Comme quoi, une belle histoire est née…





Source : Cafom

mardi 4 novembre 2014

Le gouvernement tente de trouver une issue à la guerre…des prix

La guerre des prix mobilise les efforts de tous les acteurs de la Grande Distribution mais suscite aussi de la méfiance de la part du gouvernement. Le 23 octobre dernier, le gouvernement a ainsi convoqué les distributeurs, les industriels et les agriculteurs. Comme chaque année, à en croire les responsables politiques, la discussion a été bénéfique même si il n’en sort rien de concret.
Cela permet néanmoins à l’Etat de rappeler, qu’il reste vigilant quant aux pressions qui pourraient exister de la part des distributeurs sur les industriels. Tous les acteurs de la distribution ont juré (sic !) que le temps des pressions indignes était bien révolu.
Au passage, le gouvernement a déclaré inadmissible que certaines enseignes exigent de leurs fournisseurs une remise au titre du CICE (Crédit Impôt Compétitivité Emploi). Ce dernier doit, rappelle le ministre de l’Economie, n’être utilisé que pour l’emploi et l’innovation mais en aucun cas servir à la baisse des prix. Un comité (encore un) est chargé de rendre un rapport sur le sujet dans les semaines à venir.
Les négociations commerciales sont donc (et cela va se poursuivre) être âpres et difficiles, d’autant plus que les grands groupes d’hypermarchés ne semblent pas vouloir enterrer la hache de guerre en ce qui concerne leur image prix. La valse des étiquettes devrait donc se poursuivre encore en 2015.
Cela a aussi été l’occasion de rappeler les mesures protégeant les consommateurs mais aussi les industriels, posées par la loi Hamon comme par exemple avec l’obligation de renégocier les conditions tarifaires des produits lorsque le prix des matières premières varie.

Un coup de semonce ou un coup d’épée dans l’eau diront certains pour cette réunion, qui n’a pas réussi à rassurer les distributeurs et les industriels. Qu’en sera-t-il dans les semaines à venir ?

Révolution douce dans le marché de la parfumerie



Dans le monde de la beauté et de la parfumerie, le marché français reste concentré autour de 3 grandes enseignes : Sephora, Douglas – Nocibé et Marionnaud. A elles seules, ces enseignes représentent 75 % du marché. Aussi pour exister et peser sur ce marché (peu concurrentiel ?), le premier réseau de franchisés, Beauty Success, et le premier groupement d’indépendants, Passion Beauté, ont donc décidé de se regrouper pour créer Beauty Alliance France.

Désormais le nouveau groupe représente, avec ses 450 points de vente, 11.5 % de parts de marché et un chiffre d’affaires de plus de 300 millions d’euros. En espérant pouvoir lancer des opérations marketing communes mais aussi de se doter d’une véritable politique commerciale, Beauty Alliance France devient donc le 4ème acteur de la parfumerie en France et espère atteindre son objectif (ambitieux mais réalisable) de 600 points de vente et 15 % de parts de marché en …2019. De quoi faire trembler les géants du marché ? Pas vraiment, même si l’émergence d’un nouvel acteur de cette importance va pouvoir (peut-être) contribuer à une baisse des prix (artificiellement élevés aujourd’hui). 

lundi 3 novembre 2014

Le drive cale ou change de braquet ?

En septembre, c’est encore Intermarché qui mène le bal sur le marché des Drives en France. Le groupe des Mousquetaires a ainsi ouvert plus d’un drive par jour en septembre avec 31 ouvertures.
Mais cette frénésie d’Intermarché ne doit pas masquer le net ralentissement par rapport à ce que l’on a pu connaître ces dernières années. Le marché semble être mature et même marquer ses premiers signes d’essoufflement. 2660 drives accolés ou déportés viennent s’ajouter aux 720 points de retrait, soit un total de 3400 points de vente, répartis sur tout le territoire.
Signe de cette maturité ou de cet essoufflement (en fonction du point de vue adoptée) , 11 fermetures sont constatées sur la même période (après la dizaine de fermetures enregistrées en aout).
En moyenne, le drive représente quand même environ 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, ce qui reste un beau succès.
 Même si certains chiffres diffèrent d’une étude à l’autre, on peut établir le constat suivant à fin septembre :
Leclerc : 538                                                  Auchan : 99
Intermarché : 577                                         Carrefour : 409
U : 612                                                           Casino Drive : 136

Cora Drive : 58                                              Leader Price : 123

Quels sont les champions du e-commerce en France ?





On ne cesse de vanter le développement constant du e-commerce et pourtant il reste souvent difficile d’obtenir des chiffres précis. Le magasine LSA, en collaboration avec PriceWaterhouse Coopers et Toluna, dévoile les résultats de sa dernière enquête pour la période comprise entre Janvier et fin août 2014. On se souvient que Cdiscount dominait très légèrement en 2013 le puissant géant américain, et c’est l’inverse aujourd’hui puisqu’Amazon arrive en première position avec un indice 100. Cdiscount est distancé puisqu’affichant un difficile 87 ; Personne n’est surpris par la réussite d’Amazon, qui peut compter pour cela sur sa marketplace.

Comme quoi la stratégie du « Tout sur le même site » (à l’heure où les grands Magasins, champions du « Tout sous le même toit », sont à la peine) est payante pour le site de Jeff Bezos.  Seul le domaine de l’alimentaire échappe encore à Amazon, qui n’y arrive qu’en 13ème position, trop fortement concurrencé par le drive.  Carrefour, Auchan et Leclerc dominent ce secteur, suivi (de très loin) par Système U, Intermarché ou encore Cora. 

Classement 2014 E-commerce

dimanche 2 novembre 2014

Les Brèves

Le 08 octobre 2014 , Michel Edouard Leclerc sur le plateau du Grand Journal (Canal +) :

Est-ce que vous croyez qu'aujourd'hui un seul autre distributeur achète plus cher que les centres Leclerc ou Carrefour aux agriculteurs français ? Je vous mets au défi de citer ceux qui payent plus cher que nous. Je ne dis pas que c'est assez. Mais la distribution française est celle qui rémunère le mieux son agriculture.

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A la recherche d’un repreneur depuis le mois d’Aout 2014, les jardineries Garden Price sont reprises par le groupe Côté Nature.

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Le 04 novembre 2014, les 20 points de vente Equivalenza ont été fermés par les autorités et les stocks saisis pour contrefaçon. Comme quoi une enseigne peut être rayée du paysage commercial du jour au lendemain.


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Après les comptoirs à Sushis et les bars à tapas, Carrrefour continue à animer ses magasins. Le géant de la distribution a inauguré en octobre dans son hypermarché d’Ecully son nouveau …bar à soupes.


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Même si les chèques représentaient encore aujourd’hui 16 % des règlements à la FNAC, l’agitateur culturel refuse ce moyen de paiement. Optimisation de la politique de gestion avec la suppression des frais de traitement de ce moyen de paiement cher aux français ou lutte contre les chèques sans provision ? La FNAC ne devrait pas tarder à clarifier sa position.
(Novembre 2014)
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La guerre des prix et les comparateurs qui s’y rattachent suscite la curiosité de nos voisins belges, qui nous dressent un état des lieux avant de conclure, que le seul comparateur qui vaille c’est …le client lui-même. L’évidence même à retrouver sur le site de RTL Belgique

(Décembre 2014)

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La rumeur aura déchaîne les passions, et nous nous en étions même fait l’écho. Amazon n’ouvrira pas de magasin à New York. Le géant du e-commerce a laissé un mois durant la rumeur prendre de l’ampleur, ce qui lui assure au passage un beau coup de pub et gratuit en plus.
(Décembre 2014)
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Buffalo Grill a dévoilé son nouveau concept : Buffalo Burger. En mars 2015, ce nouveau fast-food nouvelle génération ouvrira son premier restaurant à Lille.Mac Do et Quickdoivent-ils commencer à trembler ?
(Janvier 2015)

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