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Commerce et Grande Distribution
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lundi 5 janvier 2015

Boulanger déclare la guerre à Darty




2015 devrait marquer une reprise des hostilités entre Darty et Boulanger. L’enseigne de l’univers Mulliez a fini son intégration (laborieuse et difficile) de Saturn et si 2014 n’a pas vu l’ouverture de nouveaux points de vente, 2015 devrait venir confirmer l’ambition du challenger de Darty. Pour concurrence ce leadership, l’ouverture du premier Boulanger à Paris, au cours du 2nd semestre 2015, devrait marquer une reconquête.
Darty attaqué à Paris par Boulanger
Darty attaqué dans la capitale française ? 


Car si Boulanger est bien présent en région Ile de France avec 27 points de vente, il est totalement absent de Paris, où Darty règne en maître. Un magasin Boulanger de 2.000 m2 est donc annoncé (alors que l’enseigne a l’habitude de tabler sur de plus grandes surfaces de vente entre 2500 et 3000 m2). Certes, il sera bien seul face aux 15 Darty de la capitale, mais la bataille va reprendre de plus belle. Avec 122 magasins et un chiffre d’affaires en hausse de 4.7 % à surfaces comparables (1.9 milliards d’euros, Boulanger entend bien concrétiser ses hautes (trop peut-être) ambitions : 170 magasins dans les 10 ans à venir. 

samedi 3 janvier 2015

Une année 2015 aussi riche que 2014



Décidément 2014 aura été une année mouvementée pour le commerce et la Grande Distribution. Au vu des nouvelles alliances mais aussi de la morosité ambiante, nous savons à l’avance que 2015 sera encore une année de bouleversements. Nous vous promettons de continuer à vous informer et à vous tenir au courant des dernières évolutions et tendances de ces hypermarchés et autres temples modernes de la consommation.
Un grand merci à nos fidèles lecteurs, un grand bravo pour vos messages d’encouragement,…Avant de reprendre l’actualité du Commerce et de la Grande Distribution, nous tenions à vous souhaiter une :


Bonne et heureuse année 2015.

vendredi 19 décembre 2014

Darty se développe sur la Toile





Pour le premier semestre de son exercice 2014-2015 (01/05-31/10/2014), Darty voit son chiffre d’affaires croître de 3.5 % à 1.64 milliards d’euros. C’est sur la Toile, que l’on enregistre la plus forte croissance de son activité avec une hausse de 25 % sur la même période.

Mistergooddeal booste Darty

 
Mistergooddeal et Darty
Mistergooddeal dans le giron de Darty 
Le rachat du site e-commerce, Mistergooddeal,  est à porter à l’actif de Darty. Le site réalisait en 2013, 121.2 millions d’euros de chiffres d’affaires (en baisse par rapport en 2012 et les 129.2 millions d’euros affichés).  Aujourd’hui les ventes en ligne de Darty progressent donc et représentent 16 % de l’activité du groupe avec un chiffre d’affaires de 263 millions d’euros (sur ce 1er semestre de l’exercice).

Mais il reste encore à finaliser l’intégration. Le groupe précise que cette dernière sera finalisée en avril 2015, le temps d’intégrer et de regrouper les services logistiques et de stockage. Pour le moment, Mistergooddeal connait encore des pertes d’exploitation de l’ordre de 4.8 millions d’euros. Cependant, on ne doute pas des synergies, qui seront développées dans les années à venir entre les eux entités. 

jeudi 18 décembre 2014

Centrakor, l’enseigne en forme


 
Centrakor
Jeune mais ambitieuse, la nouvelle enseigne
Créée en 2007, l’enseigne Centrakor continue son parcours sans faute. L’année 2014 devrait permettre d’afficher une croissance du chiffre d’affaires de 14 % à environ 400 millions d’euros. Question implantation, l’enseigne s’est donnée les moyens de ses ambitions.

A ce jour, l’enseigne spécialisée dans les articles de décoration et de la maison à petits prix compte 250 points de vente, répartis sur l’ensemble du territoire. L’objectif des 300 points de vente en 2017 ne semble plus une utopie, bien au contraire. En outre, 25 ouvertures sont d’ores et déjà annoncées pour la seule année 2015. Alors où s’arrêtera Centrakor ?  

mercredi 17 décembre 2014

Intermarché à l’assaut de la capitale



On savait que Casino dominait le commerce de proximité à Paris. Depuis que le distributeur stéphanois a pris le contrôle de Monoprix, il s’est vu imposer une redistribution des cartes, dont tirent profit les autres distributeurs.
Ainsi Intermarché vient d’ouvrir son 60ème Intermarché Express en inaugurant le magasin de la Rue de Rivoli. Ce commerce de proximité des Mousquetaires est le 9ème de l’enseigne à Paris, et 5 autres sont annoncés dans les semaines à venir, comme quoi Intermarché aussi a des ambitions pour le commerce à Paris.

Sur une petite surface (entre 300 et 1000 m2), Intermarché Express reprend les standards de ces nouveaux commerces, à savoir une offre resserrée (10.000 références), une offre adaptée (gamme biologique, Snacking,..) et une vaste amplitude horaire….

Comment le Click&Collect peut pénaliser les sites e-marchands ?




On sait tous que l’avenir de la distribution passera nécessairement par le multicanal. L’offre Click & Collect s’impose alors comme un des moyens permettant aux distributeurs traditionnels de rattraper leur retard en matière de vente sur la Toile. Alors pourquoi un titre aussi catastrophique que celui rédigé volontairement ici ?

 

Click & Collect, une forme de distribution spécifique à Darty

 
CLICK&COLLECT
Click&Collect, l'arme absolue de Darty 
Vous comprenez par Click & Collect une nouvelle manière de consommer avec des achats faits sur la Toile et récupérés dans un point de vente physique. Sauf que le CLICK&COLLECT est avant tout une marque déposée depuis 2009. Par qui ? Darty bien évidemment. En lançant cette prestation de services, le distributeur a eu la judicieuse idée de déposer la marque officielle.

La jurisprudence en France est très claire sur le sujet. Si le nom d’une marque, tombée dans le langage courant, n’est pas assez défendu par la marque elle-même alors la marque perd son droit sur cette appellation. On sait d’ores et déjà, que ce terme, encore réservé à une minorité, devrait être décliné dans toutes les grandes campagnes publicitaires prochaines. Aussi ne serait-il pas étonnant de voir Darty se lancer avant tout le monde dans une telle promotion visant à rappeler que le CLICK&COLLECT est bien une invention made in Darty. 

mardi 16 décembre 2014

L’image prix, l’arme absolue enfin décortiquée



  
Une étude du cabinet Simon-Kucher, réalisée en Octobre 2014, confirme ce que l’on pressentait déjà en ce qui concerne l’image prix des principaux acteurs de la Grande Distribution. Sans aucune surprise, Leclerc se hisse à la première place, devançant Auchan (perçue 2.2 % plus cher que Leclerc, alors que l’indice prix réel se situe plutôt à 106 selon l’indice Distri-Prix). A l’inverse, les efforts de Géant Casino (l’indice prix de Geant est proche de celui de Leclerc) ne sont pas récompensés, puisque l’enseigne stéphanoise est considérée comme 3.8 % plus cher que le leader. Carrefour, en revanche, voit son image prix refléter la réalité de la situation (103.4 ).
On voit donc bien la distorsion, pouvant exister entre l’écart prix et l’image prix. Auchan tire ainsi profit de son agressivité commerciale (et tarifaire), qui marque les esprits des consommateurs. Géant lui peine à redorer son blason, alors que les résultats démontrent bien que les efforts ont été conséquents.

Les supermarchés, un classement à part



C’est Intermarché qui prend la tête du podium des supermarchés, devançant ainsi Carrefour Market, que les consommateurs jugent plus cher de 2.9 %, de Super U (+3.1%), Casino (+4.3 %) et Monoprix (+9.6 %). Là encore, certains, surtout Super U, peuvent se plaindre de cette image prix, qui ne tient pas compte des efforts entrepris. 

lundi 15 décembre 2014

Kingfisher contre Adeo, un combat de titans en FranceL



On sait que le marché du bricolage, suivant celui de l’ameublement, souffre d’une crise qui se prolonge. Cela n’empêche pas les deux mastodontes en la matière de se livrer une guerre sans merci sur l’Hexagone. D’un côté, le groupe ADEO, émanation de l’association familiale Mulliez, qui regroupe notamment les enseignes Leroy Merlin, Bricoman, Weldom, Zôdio. 16 milliards d’euros de chiffre d’affaire au niveau mondial.
De l’autre, Kingfisher qui affiche un résultat annuel de 14 milliards d’euros. Avec ses enseignes Castorama et Brico Dépôt, Kingfisher entend bien accroitre son emprise grâce au rachat de Mr Bricolage.

Leroy Merlin
Leroy Merlin continue sa progression

Pour ADEO, le développement passe par la multiplication des points de vente. La locomotive du groupe, Leroy Merlin, avec 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, compte déjà 120 points de vente et plusieurs ouvertures sont prévues. Même son de cloche pour le spécialiste de l’accessoirisassions de la maison, Zôdio, dont le rythme d’ouvertures annuelles ne devrait pas fléchir (entre 3 et 5).

Alors quelle stratégie sera payante en 2015, alors que Kingfisher a publié des résultats pour son 3ème trimestre, tirés à la baisse par Castorama (-4.2 % à 585 millions de livres) et Brico Dépot (-0.9 % à 479 millions de livres). 

vendredi 12 décembre 2014

Costco va-t-il s’installer en France ?

On en parle depuis longtemps et pourtant l’arrivée de Costco en France est encore retardée suite au rejet de son projet à Bussy Saint Georges suite à l’étude de plusieurs recours. Le distributeur américain découvre les joies des tracasseries à la française.
Avec un chiffre d’affaires de 113 milliards de dollars, Costco Wholesale affiche une bonne santé puisque son dernier exercice (clos le 31 aout dernier) révèle une croissance de 7 %. Seulement, son business model reste singulier et sera-t-il séduisant pour les consommateurs français, si attachés à leurs hypermarchés.
Avec 4.000 références, chaque point de vente de l’enseigne ressemble plus à un entrepôt de 12 à 15.000 m2, même si ces entrepôts sont animés.  Ni hypermarchés, où les références se comptent par dizaines de milliers, ni grossiste, où les animations commerciales sont absentes, ni hard-discount, puisque Costco propose même un service d’ensachage des courses bien utile aux consommateurs (et au distributeur pour fluidifier le passage en caisse).
La fidélité par Costco
Costco bientôt en France ? 

Cependant, ne nous leurrons pas la réduction des frais d’exploitation est omniprésente, et cela explique le succès de l’enseigne, qui offre surtout une autre spécificité : la carte membre. Oui pour pouvoir faire ses courses dans l’enseigne, il faut payer (36 € pour la carte espagnole), alors les français seront-ils séduits par ce « club d’achat » nouvelle génération, qui promet de rembourser la carte à tout moment si le client la restitue.

Costco estime que le marché français est mature et se plait aussi à souligner qu’au niveau mondial, 86 % des adhérents renouvellent leur adhésion.  L’offre est très limitée, et les prix attractifs (gros volumes, gros conditionnement, palettisation, …), mais Costco invite aussi ses clients à ses coups commerciaux, entre 500 et 600 références en permanence. Et là, si le modèle français s’inspire du grand frère américain, on retrouve de tout à des conditions vraiment exceptionnelles

jeudi 11 décembre 2014

Pourquoi la Grande Distribution n’est pas favorable à l’ouverture du dimanche ?





Après avoir montré les dents face à l’augmentation de la taxe, qu’ils supportent, les acteurs majeurs de la Grande Distribution entrent, une fois de plus, en guerre contre le gouvernement. En effet, Georges Plassat, le patron de Carrefour, a ouvert le bal mais tous les patrons des grands groupes de distribution se sont empressés de s’élever contre une mesure phare de la loi Macron : l’ouverture dominicale.
Pour rappel, le projet de loi vise à permettre aux magasins d’ouvrir 12 dimanches par an (au lieu de 5 actuellement) et de rendre les dérogations plus flexibles. Certains auraient pu croire que Leclerc, Casino ou Hyper U se seraient jetés dans la brèche. Mais non, la Grande Distribution n’est pas franchement disposée à accepter cet assouplissement des règles. Pourquoi ?

 

Une consommation identique


Commercialisant une large offre alimentaire, les hypermarchés savent que l’alimentation ne dépend pas de l’ouverture dominicale. Qui peut croire qu’en ouvrant un jour de plus par semaine, les supermarchés et autres hypers verraient une envolée des ventes de chocolat ou de pâtes. 3 repas par jour et 7 jours par semaine, donc en ce qui concerne le chiffre d’affaires, on pourrait plus parler d’un lissage (sur la semaine) que d’une véritable croissance.

 
dimanche ouvert dans hypermarchés
La Grande Distribution opposée aussi à l'ouverture dominicale 

Des frais en hausse


A l’inverse, une ouverture dominicale contraint le magasin à supporter tous les frais fixes. Le nettoyage, le gardiennage, les heures travaillées, le chauffage, l’électricité,… Cette hausse inéluctable des charges pèseraient alors sur les marges des distributeurs, déjà mis à mal par la guerre des prix qui fait rage dans le secteur. (Comme quoi, on peut aussi légitimement s’interroger sur la guerre des prix finalement défavorables aux consommateurs).

Un format abandonné ?


Un autre problème vient encore se grever à ces oppositions. En effet, cela fait maintenant plusieurs années, que la distribution privilégie le format de proximité. Casino, Carrefour,… multiplient les commerces de quartier ou de centre-ville. Ceux-ci réussissent encore à tirer leur épingle du jeu, puisqu’ils sont la seule réponse aux besoins des consommateurs les dimanches et autres jours fériés. Si les centres des villes et les quartiers sont désertés en fin de semaine pour aller grossir l’affluence des hypermarchés, il est évident que les géants du secteur n’apprécieront pas voir un secteur rentable et en plein boom (la proximité) se faire attaquer par un modèle à bout de souffle (baisse de la marge brute des hypermarchés dans leur ensemble).

Ne pas entrer dans une course folle


Enfin et ce n’est pas le moindre des reproches. La Grande Distribution, toutes les enseignes confondues, ne souhaite pas mettre le doigt dans l’engrenage. Car si une enseigne décide de s’engouffrer dans cette voie (en ouvrant ses hypermarchés) tous les autres seront contraints de suivre (pour ne pas perdre de part de marché). Alors après les dimanches, les jours fériés seront très vite mis en avant, puis l’ouverture tardive voire même nocturne.

On risque donc bien de voir se durcir les relations (déjà moroses) entre Grande Distribution et autorités administratives ces prochaines semaines. 

mercredi 10 décembre 2014

Parfumerie et Beauté, Amazon un sérieux concurrent ?




Le titre peut paraître provocateur et pourtant, le géant de l’e-commerce mondial entend bien s’imposer comme un acteur incontournable de la beauté. Ce secteur d’activité reste en pleine croissance sur la Toile avec près de 7 % de part de marché en valeur et près de 30 % des achats effectués sur la Toile en 2013 concernaient des produits de beauté. Depuis 2009, le géant américain possédait déjà sa boutique en ligne : Amazon Beauté. Dédié aux produits de grande consommation, le site s’appuie sur les connaissances et l’expertise d’Amazon pour concurrencer les enseignes plus traditionnelles. Mais c’est aussi en analysant le marché, que le commerçant du Web a compris que le haut de gamme, le luxe, n’était pas une niche mais bien un secteur porteur surtout en France. Depuis Septembre dernier, Beauté Prestige comble cette lacune en proposant des produits de luxe.

La stratégie est cohérente et l’ambition affichée : devenir leader de ce marché dans les prochains mois, vois les prochaines années…La concurrence va-t-elle s’organiser ? 

mardi 9 décembre 2014

Les centres commerciaux, des géants en quête d’identité






Nous nous faisions l’écho des fantasmes et des inquiétudes liées aux centres commerciaux il y a quelques jours, et en cette période propice au bilan de toute sorte, nous estimions intéressants de revenir sur ce phénomène.

Le centre commercial, un investissement rentable

 

Même si le débat fait rage en ce qui concerne le taux de vacances dans ces centres commerciaux (le taux de surfaces commerciales inoccupées), les géants de l’immobilier commercial se sont déchainés en cette année 2014. Les investissements dans le secteur devraient même marquer un nouveau record en 2014 avec une somme estimée à 5 milliards d’euros selon BNP Paribas et même 5.5 milliards d’euros selon The Retail Consulting Group (RCG). Dans ces sommes, relativisons car il faut y inclure les nombreux transferts de propriété d’un géant à l’autre mais aussi, il faut le souligner, de nouveaux projets titanesques.  
Pour comprendre cette frénésie, il suffit de prendre connaissance des propos de Maurice Bansay, président d’Apsys, promoteur de ces centres, qui estiment la rentabilité de ces centres à « 5.75 % à 6 % en centre-ville (…) et environ 7 % pour les parcs commerciaux »

Un développement encore possible


L’I.N.S.E.E. estime à 130 millions de m2 la surface commerciale en France, surface qui affiche une progression de l’ordre de 3.5 % par an depuis 15 ans (alors que la consommation peine à progresser de 2 % chaque année). On comprend donc les inquiétudes de certains, qui soulignent la désaffection de ces centres, qui commencent à s’amorcer.

Toujours chez Advancy, on estime même que dans les trois ans qui viennent, la « suroffre de magasins de l’ordre de 30 % » (Laurence-Anne Parent, directrice associée d’Advancy). La croissance ne sera donc pas infinie, car outre la multiplication des centres commerciaux, ces derniers doivent aussi faire face à un nouveau concurrent bien plus féroce et ambitieux : le e-commerce. De là à supposer, que ces nouveaux ex-temple de la consommation vont devoir se réinventer, il n’y qu’un pas…

lundi 8 décembre 2014

Bras de fer entre l’Etat et la Grande Distribution



En votant une hausse de la TASCOM de 50 %, l’Assemblée nationale a mis le feu aux poudres, semblant réveiller une guerre récurrente entre les géants de la Grande Distribution et l’Etat.

Une hausse de la TASCOM justifiée ou scandaleuse


Mardi 02 décembre, l’Assemblée National a donc adopté un texte autorisant la hausse de 50 % de la TASCOM (Taxe sur les surfaces commerciales). Cette taxe concerne les établissements de plus de 2.500 m2. (Principalement les hypermarchés). En ces temps où l’Etat cherche à récupérer de l’argent de tous les côtés, les 200 millions espérés de cette mesure ne sont pas à négliger.
Aujourd’hui, la TASCOM est de 34.12 €/m2 et par an et elle coûterait ainsi 100 millions d’euros à Leclerc (présent uniquement sur ce segment des très grandes surfaces commerciales) , 70 à Carrefour et 30 à Casino
Qui dit une entrée supplémentaire de 200 millions dit bien que ces acteurs vont devoir mettre la main au porte-monnaie et la Fédération du Commerce et de la Distribution (F.C.D.) s’est indignée de cette mesure.

Une augmentation pour compenser les bénéfices du C.I.C.E.



Il est reproché, depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, à la Grande Distribution d’être un des plus grands bénéficiaires du C.I.C.E (le second derrière la Poste), alors qu’elle n’est pas confrontée à la concurrence internationale. Cette hausse exceptionnelle serait donc une « compensation, que dénonce la F.C.D.
A termes, cette mesure pourrait selon la F.C.D. menacer 8.000 emplois et même 35.000 si on prend en compte toutes les mesures annoncées. La F.C.D. se plait alors à rappeler qu’une étude estime à 14.000 nouveaux emplois, la création nette d’emplois due au C.I.C.E.

Le bras de fer a commencé, et pour montrer sa détermination, la F.C.D. a déjà annoncé le gel de la mise en place d’un accord visant à l’instauration de contrat génération mais aussi la suppression de toutes les négociations sociales en cours, comme quoi l’année 2015 ne va pas démarrer sous les meilleures auspices. 

jeudi 4 décembre 2014

Bata, vers la fin d'un mythe

Certains symboles font mal au cœur lorsqu’ils s’effondrent. Nous nous souvenons tous de Bataville, à mi-chemin entre le site industriel et la véritable ville. Et pourtant aujourd’hui, le chausseur de toute une génération peine à rester optimiste et à voir l’avenir en rose. Avec 30 millions d’euros de pertes cumulées (sur 4 exercices), Bata France vient de se déclarer en cessation de paiement le 21 novembre 2014.
La filière hexagonale du chausseur canadien connait des difficultés depuis des années, avec une érosion de son chiffre d’affaires. Ainsi, si l’entreprise française enregistrait, en 2013, un chiffre d’affaires de 91 millions d’euros, elle connaissait dans le même temps des pertes chiffrées à ….9 millions.

On ne pouvait pas continuer ainsi, et si le groupe a déjà réduit la voilure depuis 2008, cet avenir incertain fait peser une lourde menace sur les 136 points de vente restants de l’enseigne et les quelques 800 collaborateurs de la compagnie. 

mercredi 3 décembre 2014

Comment dépenser moins à Noël ?

Le commerce traditionnel comme le e-commerce se prépare à vivre l’une des plus fortes périodes de l’année. Traditionnellement, les fêtes de fin d’année représentent un pic de consommation, même si la Toile a bouleversé la donne. Dans son article « Comment économiser plus de 500 euros à Noël ? «, Tiendeo dévoile ces nouvelles habitudes du consommer malin.   

Noel 2014
Les dépenses de Noel pour 2014




mardi 2 décembre 2014

CARREFOUR, autorisé à reprendre les 800 magasins DIA




Nous avions déjà souligné l’étrangeté de la situation. Après s’être débarrassé de sa branche discount Dia, Carrefour vient de recevoir le feu vert de l’Autorité de la Concurrence pour racheter les 800 magasins Dia de l’Hexagone, à condition toutefois de se séparer de 56 points de vente.

 
CARREFOUR ET DIA
Carrefour autorisé à retrouver DIA 

Un rachat devant booster la concurrence


Carrefour s’était porté très tôt candidat pour le rachat de Dia en France, même si on savait tous, que certaines zones risquaient alors d’être frappées par le risque de monopole. C’est ce que rappelle la haute autorité de la concurrence qui a enjoint à Carrefour, pour valider cette acquisition, de se séparer de 56 points de vente, dont 12 à Paris, ville où Carrefour détient déjà 30 % de part de marché.

Cette situation dans la capitale française a déjà été dénoncée par cette même autorité, mais les autres distributeurs se frottent déjà les mains en s’intéressant à ces points de vente qui devront être cédés par le leader de la distribution en France. 

lundi 1 décembre 2014

Comment le papier arrive à séduire les accros du multicanal ?

Les catalogues des anciens Vépécistes, comme la Redoute et les 3 Suisses, n’ont pas survécu à l’avènement du multicanal. Pourtant, cette disparition n’est pas l’épitaphe du papier bien au contraire, puisque les géants du commerce mondial se laissent à nouveau séduire par ce support traditionnel.

Amazon s’essaie au catalogue papier


Amazon, le leader de ce e-commerce, vient en effet de lancer son catalogue des jouets stars pour le prochain Noël. Après le drive et les commandes dématérialisées, les commerçants semblent prendre conscience de la force du catalogue, plus « vendeur » qu’un simple site Internet.

Même si le géant de la Toile se refuse à parler de catalogue ou même de prospectus, cette décision renvoie à l’emailing, qui semble marquer le pas. Des taux d’ouverture ridiculement bas alors que le papier serait plus efficace. Comme quoi le multicanal aussi peut permettre de sauver l’une des plus  célèbres inventions de l’humanité : l’écriture et le papier ? 

samedi 29 novembre 2014

L’équipement de la maison souffre en 2014





Avec l’approche des fêtes de fin d’année, les rapports sur l’année 2014 se multiplient et il est temps alors de s’attacher à comprendre les tendances de la consommation ces derniers mois. Pour le 3ème trimestre 2014, GfK vient de publier la dernière étude sur le marché des biens d’équipement de la maison. On soulignera que l’électroménager reste la seule famille à progresser.
Pour commencer, le marché des biens d’équipement de la maison recule de 2 % à 6.5 milliards d’euros pour ce 3ème trimestre 2014. Sur les 3 premiers trimestres de l’année, les résultats sont encore plus décevants puisque le marché se replier de 6 %. Seul le petit et gros électroménager résiste, tous les autres segments souffrent de la période.
 Avec +4.2 % sur le 3ème trimestre (et +2.9 % depuis le début de l’année), le petit électroménager reste le segment le plus en forme, tiré par les aspirateurs et les équipements de soins à la personne.

Petit électroménager
Le petit électroménager sauve un secteur durement frappé par la crise 

  L’électronique grand public stabilise ses ventes, principalement grâce aux télévisions et aux barres de son, qui boostent le secteur, alors que les télécommunications marquent le pas  (-0.7 % sur le 3ème trimestre mais -9.8 % depuis le début de l’année).
Avec une baisse de 9 % sur les 3 premiers trimestres, la micro-informatique freine sa chute sur le 3ème trimestre avec un -3.2 % seulement (on en est là dans le secteur, à se féliciter d’une baisse ralentie).  La bureautique, en général, reste sur la même tendance.  La photo reste le mouton noir du marché avec une chute vertigineuse de 18 % sur le 3ème trimestre, égale à ce que l’on constate depuis le début de l’année.

Le marché est donc dans une spirale descendante, alors après les acteurs du meuble, les spécialistes de ces biens de l’équipement ne vont-ils pas, à leur tour, se tourner vers le gouvernement ? 

vendredi 28 novembre 2014

Parts de marché en octobre 2014


Les derniers résultats des parts de marché dans la Grande distribution délivrés par Kantar Worldpanel confirment les tendances déjà enregistrées depuis plusieurs mois. Sur la 11ème période de l’année (du 06 octobre au 02 novembre), Intermarché progresse encore de 0.5 point pour atteindre 15.4 % de PDM et poursuit donc sur cette bonne tendance haussière depuis début aout.
 Lidl aussi semble reprendre un peu de terrain avec +0.3 point à 4.9 % de PDM. Pour le reste, les situations semblent stagner. Les importants investissements publicitaires de Leclerc ne permettent pas au distributeur d’accroitre son emprise, puisque le groupement reste stable à 19 % de PDM derrière  Carrefour lui aussi fidèle à ses 20.7 %.

 Question circuit, on notera la bonne performance des hypers, qui gagnent 0.6 point à 52.1 % de PDM. Le circuit Internet (essentiellement le drive) repart à la hausse avec un gain de 0.5 point à 4.7 % 

jeudi 27 novembre 2014

Guerre judiciaire en vue dans le monde de la parfumerie





Le 04 novembre dernier, les magasins de l’enseigne Equivalenza étaient perquisitionnés puis fermés avec une saisie des stocks de parfum. Depuis les magasins de l’enseigne de parfumerie low-cost ont rouvert peu à peu, mais les franchisés souffrent de l’interdiction qui leur est faite de vendre les …parfums de l’enseigne.
Nous l’avions déjà évoqué en début d’année mais le business model de cette enseigne repose essentiellement sur ces parfums, et si aujourd’hui les points de vente se contentent de vendre les bougies parfumées et autres senteurs pour la maison, il est évident qu’ils ne survivront pas longtemps.

Equivelenza
Une parfumerie en voie de disparition ? 

Cette révolution dans le domaine de la distribution (la perquisition et la fermeture d’une enseigne) résulte d’une plainte déposée par la Fédération française des entreprises de beauté (FEBEA).  Cette dernière reproche à Equivelenza de se baser sur des tables de concordance pour proposer ses propres parfums devant remplacer telle ou telle marque. Pour les acteurs historiques de la parfumerie, cela relève de la contrefaçon, puisque l’enseigne vendrait donc un parfum pour remplacer un autre de marque. De son côté, l’enseigne affirme ne jamais avoir utilisé de telles tables de concordance et s’avoue sereine pour la suite de l’enquête. En attendant, il n’est pas certain, que les clientes de l’enseigne reportent leur budget parfumerie dans des senteurs pour la maison…



mercredi 26 novembre 2014

Comment l’épargne logement peut sauver le marché du meuble ?




Je me suis déjà fait l’écho, à de nombreuses reprises, des difficultés rencontrées par les acteurs du marché du meuble en France. La crise dure et les acteurs s’essoufflent en cherchant les solutions les plus propices pour relancer la consommation. Ces mêmes acteurs viennent de proposer au gouvernement d’autoriser les épargnants à débloquer une partie de leur Plan Epargne logement (PEL) pour relancer la consommation. Cette mesure devrait permettre, selon eux, d’injecter un milliard d’euro dans le commerce de meubles, et en ces temps difficiles, cela ferait du bien aux enseignes concernées.

Une lente mais continuelle descente


Le recul du chiffre d’affaires de 2013 de 3 % fait suite à une baisse similaire en 2012 (-3 %) et annonce un résultat conforme pour 2014 (-3%). Autant dire, que la situation ne peut perdurer pour But, Ikea et consorts….La fédération française du négoce de l’ameublement et de l’équipement de la maison a donc relancé cette idée, déjà évoquée ces mois derniers, en soulignant l’importance d’une telle relance.
 
L'ameublement, un secteur en crise
Les acteurs du meuble demandent un coup de pouce

Une réserve logement à consacrer à l’ameublement


200 milliards d’euros, c’est le montant collecté par ces fameux P.E.L. et la fédération estime donc que 0.5 % de ce montant (soit plus d’un milliard d’euros) pourrait être réinjecté dans le circuit économique. Ce coup de pouce permettrait au secteur de sortir la tête de l’eau, si et seulement si les Français sont réellement prêts à sacrifier à leur épargne logement pour se meubler. L’optimisme des acteurs me semble légèrement démesuré.
Pour convaincre l’Etat, le marché du meuble a un argument choc. Cette relance de la consommation devrait permettre de sauver des emplois sans pour autant couter un seul centime à l’Etat. Alors, quelle suite va être donnée à cette proposition ?




mardi 25 novembre 2014

Le Brésil, nouvel Eldorado pour Danone




C’est un article du journal Le Monde daté du 19 novembre (Danone va puiser sa croissance au Brésil), qui nous a poussés à vouloir en savoir un peu plus. Bien sûr, que le Brésil comme toute l’Amérique latine reste une source de promesse pour les distributeurs comme pour les industriels, mais quand même l’économie nationale a souffert ces derniers mois après des années de croissance effrénée.

Danone
Danone veut croire dans l'Eldorado du Brésil


Oui, Danone enregistre une croissance de son chiffre d’affaires de l’ordre de 15 % chaque année, et 2014 ne devrait pas échapper à la règle. De 850 millions d’euros en 2013, petit à petit, la branche Brésil se rapproche du milliard. Mais la récession constatée cette année dans cet Eldorado américain ainsi que la Coupe du Monde (qui a bloqué l’économie un mois durant) auraient pu tempérer les espoirs de ces firmes occidentales. Mais non rien n’y fait, car plus que l’économie c’est la transformation du mode de vie qui intéresse les spécialistes de la distribution comme les industriels. Tous veulent profiter de la transformation de la société, qui se propagera, personne n’en doute à tout le continent. Les produits frais ont envahi les étals des supermarchés brésiliens, mais Danone espère secrètement que les habitants vont encore accroître leur consommation, et le groupe a de quoi se réjouir pour les années à venir. Le record français (25 kilos de yaourts consommés chaque année) est loin des 7.5 kilos des brésiliens, de quoi mettre ces multinationales en appétit. 

lundi 24 novembre 2014

La guerre des prix, une simple histoire de com’


Elle dure depuis des années maintenant, et l’armistice ne devrait pas être signé pour l’année 2015 à venir, bien au contraire. La guerre des prix entre les géants de la Grande Distribution fait des ravages dans le commerce et les comparaisons de prix représentent depuis des mois maintenant l’argument préféré des grandes enseignes. Casino, Carrefour, Intermarché et Système U n’hésitent pas à venir concurrence Leclerc, qui fut pionnier en la matière avec son Qui est le moins cher ?. A croire ces distributeurs, chacun est le moins cher mais le consommateur n’est pas dupe et il fallait que les enseignes réagissent.

Comparateur de prix, une image prix à soigner au détriment du niveau de prix

 
La guerre des prix vue par Leclerc
Défenseur du pouvoir d'achat, vraiment ? 
Car si les études prix menées tout au long de l’année permettent d’établir des indices prix pour chacune des enseignes, ces dernières cherchent à soigner leur image prix avec ces comparaisons. Certes la nuance peut paraître mince mais elle a toute son importance. Quelle que soit la réalité des étiquettes, Leclerc apparait ainsi depuis des années comme le champion incontesté lorsqu’il s’agit de juger de son efficacité à se « battre pour le pouvoir d’achat ».
Aussi lorsque cette image de champion des prix bas commence à s’altérer, le distributeur des indépendants doit alors redorer son blason et renforcer l’éclat de la bataille qu’il mène. Autant dire que la guerre des prix menée depuis des mois par les géants de la distribution n’a pas que des répercussions économiques (amoindrissement des marges d’où l’obligation de recentrer les investissements de chacun des groupes).

Une guerre des prix comme argument commercial, une idée qui a de l’avenir


Leclerc poursuit ses campagnes de promotion mais change d’angle d’attaque désormais. Sur une pleine page, Michel-Edouard Leclerc explique sa vision de la guerre des prix et de la multiplication des comparaisons contradictoires.  Il souligne alors que Carrefour ou même Géant biaisent les résultats de ces comparaisons en refusant de prendre en ligne de compte (contrairement à lui…il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une promotion … :)) l’ensemble des points de vente.
Bien évidemment, cette explication « virile » (mais l’indépendant en a l’habitude) sert aussi de support à une nouvelle comparaison, une vraie, une vérifiée (selon ses dires) et je vous en laisse deviner le vainqueur.

Comme quoi, la guerre des prix est devenue bien plus qu’une simple concrétisation de la concurrence que se livrent les enseignes de la distribution. Désormais, il s’agit donc bien d’un argument commercial. Il ne s’agit plus de prouver qui est le moins cher (car personne ne le sait) mais bien de démontrer son engagement dans le combat contre la vie chère….Un retour aux fondamentaux, qui nous laisseraient presque croire à une résurgence du Mammouth qui écrase les prix …

samedi 22 novembre 2014

Comment la Grande Distribution entend redorer son image ?



C’est un des sujets, qui vient régulièrement ternir l’image du commerce en général et de la grande distribution en particulier : les relations avec les fournisseurs. Le 06 novembre dernier, un premier pas a été franchi puisque certains acteurs de ce secteur ont signé non pas une charte mais un texte promouvant les relations fournisseur responsables.
Certes, cette démarche vise la signature de la charte du même nom (mise en place par l’Etat depuis 2012) mais nous n’en sommes qu’aux déclarations de bonnes intentions.

Seule l’agence Vigeo est habilité à contrôler les entreprises pour l’obtention de ce label. De grands groupes, comme la SNCF ou France Télécom, ont déjà obtenu cette reconnaissance.  Mais jusque-là, la grande distribution n’avait pas daigné s’engager dans cette voie.

 

La Grande distribution veut soigner son image


Le retard est oublié depuis le 06 novembre dernier, date de la signature de ce document par l’Association nationale des industries agroalimentaires (ANIA), la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), Carrefour, Auchan, Système U, Coop de France et Cora.
Le gouvernement s’est alors même empressé de souligner que d’autres enseignes ont manifesté leur volonté de signer le document, comme Casino et Intermarché notamment.

Une simple déclaration


Certes, c’est un premier pas, qui devrait conduire les géants de la distribution à redorer leur blason, fortement terni, année après année, surtout en ce qui concerne les relations qu’elles entretiennent avec les fournisseurs.  Mais il ne s’agit que d’un simple document, une déclaration de sa bonne volonté.
Qu’en sera-t-il lorsqu’il s’agira de pousser plus en avant ces simples prises de parole ? Carrefour est-il prêt à mettre en place l’audit et le contrôle ?



vendredi 21 novembre 2014

Comment expliquer et valoriser la démarque inconnue ?




La société Checkpoint, spécialisée dans la commercialisation des produits antivol, publie chaque année un baromètre des vols en magasin. L’édition 2014 ne nous surprend en rien. On doit bien parler de voleurs, car les hommes restent les principaux auteurs de cette démarque inconnue, que la Grande Distribution a bien du mal à juguler.
Comme partout, la période des fêtes de fin d’année reste celle, où les vols se multiplient. A l’inverse, on peut se surprendre du fait qu’une bonne part des objets volés le soient pour être revendus et non pas consommés. Bien évidemment, les produits faciles à cacher, comme les produits de maquillage, restent ceux les plus plébiscités par nos voleurs à l’étalage.

 

Le vol, une démarque à prendre en compte


Au niveau mondial, Checkpoint estime le vol en magasin à 1.29 % du chiffre d’affaires du commerce, soit 96.8 milliards d’euros. Pour l’Hexagone, la perte est estimée à 4.4 milliards d’euros. Le montant ne prête pas à sourire.

Démarque et démarque inconnue
Source : Checkpoint France 

  


Si la démarque inconnue est en baisse, c’est que les distributeurs investissent de plus en plus pour lutter contre ce fléau. Ainsi, en France, les acteurs du commerce national consacrent 0.49 % de leur chiffre d’affaires à la lutte contre les vols, alors que ces derniers représentent 1.09 % de ce même C.A.. Est-ce suffisant pour affirmer que le vol est à l’origine de l’évaporation de 1.58 % du C.A. ?
Le tableau ci-dessous (source : Checkpoint France) dresse l’état des lieux par magasin avec la part du CA consacré à la lutte contre la démarque inconnue (1er chiffre) et la part que représente le taux de démarque inconnue (par définition, la démarque inconnue ne peut pas être limitée au vol)

Investissement et démarque
Démarque et investissement en rapport

Pour lutter efficacement autant aussi connaître les responsables de cette démarque. Checkpoint nous apprend que le vol à l’étalage est sur le haut du podium (38.6 % de la démarque inconnue), devant les pertes administratives (24.8 %), les vols des employés (21.9 %) et la fraude des fournisseurs (14.7 %). Comme quoi la lutte contre cette DI se doit de couvrir tous les domaines ?



jeudi 20 novembre 2014

Les centres commerciaux en danger ou toujours les nouveaux temples de la consommation ?


On a déjà souligné les difficultés du commerce français, qui commence à détruire des emplois. Voilà qu’un rapport de la fédération du commerce spécialisé, PROCOS, enfonce encore le clou en révélant que le taux de locaux inoccupé atteint  en 7.6 % en 2014 contre 4.6 % en 2012. Est-ce à dire que le commerce se porte mal ou que les constructions dans l’immobilier commercial sont trop nombreuses.

Les centres commerciaux surdimensionnés ou véritable crise du commerce ?

Les centres commerciaux en difficulté
Les centres commerciaux, un modèle dépassé ? 

La hausse de cette « vacance commerciale » ne doit pas nous empêcher de nous poser certaines questions. Le prix de l’immobilier n’a-t-il pas atteint des sommets ces dernières années, alors que le commerce spécialisé ne cesse de souffrir de la crise qui se poursuit.
De 4.3 % en 2001, cette vacance commerciale avait réussi à se maintenir jusque 2012 (4.6 %) avant de plonger de manière exceptionnelle.

Vers une structuralisation de la vacance commerciale ?

On peut s’effrayer de ces chiffres mais on doit s’alerter plus encore sur la généralisation du phénomène. Aujourd’hui, seuls 60 % (contre 75 % en 2001) des centres commerciaux de l’hexagone réussissent à maintenir ce taux en dessous de la barre symbolique des 5 %. A l’inverse, les centres commerciaux connaissant un taux supérieur à 10 % sont passés de 14 % en 2001 à 18 % en 2014.
Si on entre dans le détail de l’étude, on constate que les centres les plus anciens résistent mieux à cette nouvelle forme de crise. Mais on peut aussi s’intéresser à ces résultats en fonction de la taille des galeries marchandes. Les grandes galeries, comprenant entre 40 et 80 boutiques, enregistrent les dégradations les plus importantes, passant d’un taux de vacances de 4.2 % en 2012 à 7.5 % pour cette année. Dans le même temps, les petites, de 20 à 40 boutiques, ont vu le même taux passer de 4.9 % à 7.4 %.
Les grandes galeries, entre 80 et 120 boutiques, voient leur taux passer  de 5.5 % à 6.9 %, alors que les très grandes galeries, plus de 120 boutiques,  voient le taux de vacances progresser de 1.7 point à 6.1 % en 2014.
PROCOS avance ensuite plusieurs explications à ce phénomène, et comme le souligne le magazine LSA, il ne faut pas oublier que la multiplication des centres commerciaux depuis la fin des années 1960 n’a fait que remplacer les boutiques traditionnelles, qui ont disparu en masse. Le modèle serait-il arrivé à bout de souffle ? Peut-être est-ce une des explications mais il ne s’agit pas de la seule. Faut-il rappeler, que de 1992 à 2009, la superficie de ces surfaces commerciales ont cru de 3.5 % par an (de 48 millions à 77 millions de m2), loin très loin devant le rythme de croissance de la consommation.

Une croissance en berne, des couts en hausse


Dans le même temps, les couts de la location immobilière s’accroissent de manière spectaculaire, expliquant une baisse des marges et du résultat opérationnel. Les stratégies d’occupation du territoire des enseignes changent et l’attractivité des centres commerciaux décroit.
Les explications peuvent être trouvées ailleurs mais toujours est-il que le résultat est là, à moins que…..

Des résultats inquiétants ou erronés ?


Le premier opérateur dans l’immobilier commercial, Unibail – Rodamco, ainsi que le Conseil National des Centres Commerciaux, ont aussitôt contesté les résultats de cette étude. 
La méthodologie est contestée et PROCOS a prévenu, qu’il répondrait à ces attaques dès le 12 novembre. Nous vous tiendrons informés des nouveaux arguments, avancés pour expliquer cette croissance essentielle de la vacance.


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